|
Is it too late to apologize ?
5
5
2
| | Is it too late to apologize ? | |
| | Auteur | Message |
|---|
 | Sujet: Is it too late to apologize ? Mer 16 Mar - 19:12 | |
|  Kevin & Meredith I can't believe I said I'd lay our love on the ground But it doesn't matter cause I made it up Can you forgive me now ? I will pray for you to do it. | Spoiler: | | | RP se déroulant le jour du retour de Meredith à Atlanta. Soit avant les autres. | Enfin. Le moment de vérité était arrivé. Meredith Tellers reprenait du service à Georgia Tech. Il fallait dire qu'en partant de manière assez impromptue un peu plus de deux ans auparavant, elle avait absolument tout laissé en plan. Aujourd'hui encore, elle regrettait d'avoir agit ainsi, d'avoir tout plaqué de la sorte, tout ça parce qu'elle était trop égoïste pour faire part de ses problèmes. Il y avait très certainement aussi un moment de lâcheté caché en dessous. Sur le coup, ça lui avait presque paru une bonne idée. Elle disparaissait pendant quelques temps, histoire de mettre un terme à cette saloperie de maladie qui était venue lui gâcher la vie, et elle revenait quelques mois plus tard, reprendre le cours de son existence. Elle avait fait le choix de ne mettre personne au courant, dans l'idée qu'ils auraient certainement l'esprit plus tranquille s'ils n'avaient pas à se préoccuper d'elle et de son cancer du sang. D'après ce qu'avaient dis les médecins, le traîtement aurait duré six mois, grand maximum. Seulement, comme tout n'est jamais simple, il avait fallut que toutes ces merdes ne s'enchaînent, et du coup, c'est deux ans et demi de sa vie qu'elle avait foutu en l'air. Aujourd'hui, la chose dont elle sentait le plus coupable, c'était d'avoir abandonné celui avec qui elle allait se marier. Ils auraient été les plus heureux du monde, si elle n'avait pas tout gâché. Dans son fort intérieur, elle se disait que le chemin de la rédemption de sa conscience serait long et pénible à atteindre. Bon. Peut-être que c'était un peu trop mélodramatique là. Mais que voulez vous. Il faut bien ça pour se dire que tout n'est pas perdu. Malgré son éternel optimisme, Meredith appréhendait son retour sur le campus. Pour plusieurs raisons. Certains l'auraient peut-être oubliée, d'autres se feraient une joie de la retrouver, et pour les derniers, ils pourraient la blâmer d'être partie, et de les avoir abandonnés. Bien évidemment, Kevin ferait très certainement partie de cette dernière catégorie. Après tout, elle se voyait mal arriver vers lui, un grand sourire sur les lèvres, et comme si de rien était, lui dire « Salut ! Ca va ? J't'ai manqué hein ? Sinon le mariage, toujours d'actualité ? » Non. Vraiment, ça serait la pire chose à faire. Durant sa convalescence, Meredith s'était souvent imaginé ce qu'auraient pu être les retrouvailles avec Kevin, et ceux qu'elle avait laissé. Et c'est à ce moment là que chacun pose la question, mais bordel, pourquoi n'a-t-elle pas donné de nouvelles ?! Tout simplement parce qu'elle ne se sentait pas assez forte. Plusieurs fois, elle avait souhaité envoyer un message à Kevin, ou l'appeler, entendre le son de sa voix. Mais non. Elle se doutait que son départ à quelques semaines du mariage l'avait anéanti. Il devait certainement la haïr pour ce qu'elle avait osé lui faire. La détester pour lui avoir brisé le coeur. Et il en avait parfaitement le droit. Elle même ne se supportait plus pour ces raisons. Oh depuis le temps, il avait sûrement tourné la page, et elle l'espérait pour lui. Elle par contre... Avait beaucoup de mal à s'en défaire. C'était sans doute ça le pire pour elle.
Aujourd'hui, Meredith devait passer au secrétariat pour récupérer des dossiers, et tout genre de papiers ennuyeux à crever, mais qu'il fallait qu'elle ne remplisse si elle voulait que sa réintégration au sein de Georgia Tech ne soit de nouveau effective. « Bien. Mademoiselle Tellers, je vais vous demander encore une petite signature ici, et... Si je ne m'abuse, ça sera terminé après ça. » lui annonça la responsable aux inscriptions. « Pas trop tôt. » maugréa la jeune femme en apposant sa signature sur ledit papier. Sans rire, ça faisait une heure montre en main qu'elle était là, à remplir toutes sortes de documents. Encore pire que quand elle était arrivée la première année. La secrétaire récupéra le papier, et lui souhaita un bon retour. Enfin, elle pouvait sortir de ce maudit bureau, et aller redécouvrir les lieux. Au détour d'un couloir, elle fut accostée par une bande de footballeurs. Avec un grand soupir, elle se dit que c'était bien une des choses qui ne lui avait pas manqué. Elle était certaine qu'ils étaient plus jeunes qu'elle, d'au moins une ou deux années. Mais finalement, en discutant un peu, et en prenant son mal en patience, elle avait finit par les trouver gentils. Un peu lourds aussi. Mais là, elle était comme piégée, et ils étaient trois contre elle. Dès qu'il y en avait un qui terminait une phrase, un autre revenait à la charge. Pour leur faire plaisir, et qu'ils la laissent enfin en paix, elle leur avait filé un faux numéro de mobile, et ils s'étaient même mis en tête de l'inviter à déjeuner. « Très peu pour moi » avait-elle répondu, et ils étaient partis. Avec un soupir de soulagement, elle allait enfin pouvoir avancer, et aller terminer ses tâches administratives. Elle se rendit compte alors qu'elle avait oublié son dossier dans le bureau qu'elle avait quitté quelques temps plus tôt. Quelle tête en l'air parfois. Bon, restait plus qu'à faire demi tour, et à aller le rechercher. Un peu trop pressée par les évènements, elle ne fit pas attention au type qu'elle bouscula. Elle bafouilla une excuse, mais l'autre la rattrapa. C'était un des trois types de tout à l'heure, celui qui paraissait le plus chiant en plus. Et elle avait déjà pu remarquer qu'il n'était pas dans un état normal. Pauvre garçon. Il sentait l'alcool à plein nez. D'ailleurs, les détecteurs de fumée auraient presque pu s'activer, tant il dégager une odeur forte. Bon, tout à l'heure, il était avec ses potes qui l'empêchaient de dire des conneries, et d'en faire aussi. Là, il était seul, et visiblement, il n'avait pas envie de lâcher Meredith. D'ailleurs, il lui mit même une main aux fesses, mais se prit une belle gifle en retour. Seulement, ça n'avait vraiment eu l'air de lui plaire, et il attrapa le bras de la jeune femme avec une poigne d'acier. Il lui faisait mal, et elle essayait en vain de se dégager de sa prise. Elle se débattait, et lui intimait l'ordre d'arrêter et de la lâcher, mais que voulez vous faire face à un type de cette carrure, surtout bourré ? En plus, les couloirs de l'administration étaient partiellement déserts, surtout à cette heure-ci. Si elle ne se débrouillait pas seule, ça allait mal se terminer. Elle le savait. D'ailleurs, elle arriva même à le griffer au niveau du visage, laissant ainsi de belles marques rouges. Mais encore une fois, elle avait fait pire que mieux. La jeune femme le vit lever le bras, prêt à l'abattre sur elle. Par instinct, elle ferma les yeux, et se prépara au choc... Décidément, elle risquait de s'en souvenir de son retour à Georgia Tech.
|
|  | |
Nombre de messages: 8208 Age IRL: 18 Crédit: ID : dodixe ; Av : sukali&ti ; Signa : spngif
 | Sujet: Re: Is it too late to apologize ? Sam 19 Mar - 4:33 | |
| Y a des moments dans la vie, où on n'aurait envie que d'une seule chose : hiberné, être plongé dans un coma profond, bref : faire quelque chose pour ne pas vivre ces instants. Vous vous doutez bien que ce n'est pas possible, et on est bien obligé de traverser ces périodes de notre vie. Kevin avait ressentit ce besoin d'hibernation plusieurs fois : Lorsqu'il s'était retrouvé à l'hôpital à cause de sa mère, la veille des examens en dernière année de lycée, d'ailleurs tous les ans en période d'examen, quand sa fiancée l'avait laissé tomber, et en ce moment même. Et oui, depuis quelques semaines, peut-être même un mois, Kevin Evans n'était plus Kevin Evans. Il était plutôt Kevin-le-mort-vivant ou Kevin-déprimé, vous voyez le tableau ? Les raisons ? Il n'y en avait qu'une Dana Chelslock, petite amie de Kevin depuis plusieurs mois, cinq peut-être, l'avait trompé, il l'avait plaqué etc etc. Et alors qu'elle s'acharnait à essayer de le récupérer elle avait ifnalement décidé qu'elle en avait trop fait, et elle était redevenue Dana-The-Bitch.. Bref, Dana et Kevin, c'était terminé. Non... Et si ! Voilà pourquoi le grand besoin d'hibernation. Notre footballeur et les femmes (ou les hommes, rappelons que Kevin s'en fichait pas mal de savoir le sexe de son partenaire temps qu'il pouvait s'envoyer en l'air) c'était une grande histoire. Non, il n'était pas l'un de ces jeunes blessés à vie qui ne fera plus jamais confiance, mais avouons qu'il aura bien du mal à la re-re-faire confiance à quelqu'un. D'ailleurs, il avait prévenu Dana dès le départ. "J'étais fiancé, et du jour au lendemain elle s'est tirée, j'ai jamais su pourquoi patati patata" Ca veut bien dire ce que ça veut dire non ? Dana n'avait pas comprit que le message était "Ne me trahi jamais, ne me quitte jamais, j'suis déjà passé par là et ça fait mal.. TRES mal." Apparement, Chelslock n'avait pas recu le message. Et Kevin se retrouvait deux ans en arrière. Enfin, peut-être pas totalement, mais les bases étaient pareilles. Car oui, il y a deux ans au lieu de préparer gentillement son mariage, il préparait sa mort puisqu'il était au bord du suicide, complètement anéhantie par la disparition de Meredith Tellers-future-Evans qui s'était tirée. Sympa. Qu'est ce que je vous disais, la vie parfois, ça donne pas envie d'être vécue ! Mais tout ceci était loin maintenant, et même si Kevin buvait beaucoup trop, fumait comme un pompier, n'allait pratiquement plus en cours ni aux entrainements de football, il était encore et toujours un étudiant en architecture de troisième année. D'ailleurs ce jour-là, il était entrain de faire quelque chose de typiquement étudiant : il devait aller se prendre la tête avec cette femme infâme de l'administration parce qu'apparement il y aurait un problème avec sa bourse d'étude. Stupide grosse bonne femme ! Ce fut à une heure plutôt tardive que Kevin se sortit du lit, mais c'était le matin, c'était déjà ça. Voila bien trois semanes qu'il ne s'était pas levé en matinée mais plutôt en après-midi, voire soirée. Il prit rapidement une douche, sous le regard interloquée de sa colocataire qui n'y croyait pas de voir enfin Kevin se bouger. Jean, t-shirt ainsi qu'une légère veste sport du genre Adidas & cie, Kevin sortit de chez lui. On aurait presque pu croire qu'il allait bien. Il s'arrêta prendre un café, lunette de soleil sur le bout du nez. Bref, un vrai étudiant américain de Georgia. Il arriva à l'administration où il n'y avait que trois types apparement ivre mort qui s'y trouvaient. Génial. Kevin se disposa devant le "gichet" et attendit que "femme-infâme" (quel jeu de mot trop pas drôle..) se pointe. Et il faut dire que le temps qu'elle se bouge, on était pas sortit de l'auberge. Ah ! enfin son visage de crapeau ! Kevin lui adressa un sourire plus qu'hypocrite. « Monsieur Evans, c'est pas trop tôt ! Ca fait deux semaines qu'on essaye de vous joindre » « Et ça fait deux semaines que j'ignore vos appels. Bon qu'est ce qui se passe avec ma bourse ? » « Et bien je dois vous rappelez que vous avons optenu votre bourse d'étude grâce au football américain. Et si vous arrêtez de jouer au football américain, il n'y a plus de bourse. Votre coach ne vous a pas beaucoup vu aux entrainements ce mois-ci ! » Kevin soupira. Géééénial ! Il regarda vers le ciel, comme pour insulter le responsable de tous ces problèmes qui lui tombaient dessus, sans vraiment savoir qui s'était. Maudite vie ! Kevin se passa une main dans les cheveux. Si son coach commençait à parler à l'administration, c'était pas bon signe, car plus de foot, plus de bourse, plus de bourse, plus d'université, plus d'université, plus de diplôme, plus de diplôme, plus de boulot ! « Et bien j'ai eu des problèmes personnels en fait et.. » « Des problèmes qui s'appelle.. Dana Chelslock hein ? » Grosse femme de l'administration s'était rapproché de Kevin, et avait dit ça sur le ton de la confidence, comme pour colporter un ragot. Kevin haussa un sourcil en mettant ses lunettes de soleil sur sa tête et fixa cette abrutie du genre "t'aurais du ne rien dire chérie". Elle sembla comprendre puisqu'elle s'éclaircit la gorge et déclara qu'elle allait tout simplement chercher le dossier de Kevin pour voir un peu les détails de son contrat de bourse. Et elle partie. Débile cette femme, j'vous jure ! Evans se retrouva à attendre, impatient. Il regarda un moment les trois mecs ivre mort qui étaient entrain d'exploser de rire toutes les deux secondes pour rien. Oh, non pas que Kevin les jugeait, il s'était retrouvé ici dans un état très alcoolisés plus d'une fois alors il serait mal venu de sa pas de commencer à leur faire la morale. Il soupira, quitta le "gichet" et alla s'asseoir sur une chaise dans un coin de la salle, sortant son antique portable et commençant à jouer à ce merveilleux jeu qu'était.. tetrix --'. Bon, quand on s'ennuit on s'ennuit hein. Soudain, la porte qui s'ouvre, instinctivement Kevin lève la tête pour voir qui entre. Et là... Non, inutile, vous le ne croirez pas. Kevin resta bouche-bée. Toujours assit dans son coin, le portable dans ses mains, il fixait cette personne qui venait de passer la porte, la bouche grande ouverte, les yeux écarquillés, persuadé d'avoir une hallucination. Non, non et non c'était pas possible. Il était tombé sur un fantôme, un clone, n'importe quoi mais en aucun cas MEREDITH TELLERS ! Si.. que.. quoi ? Kevin ne comprenait strictement rien à ce qui venait de lui arriver. MAIS QU'EST CE QU'ELLE FICHAIT LA ? Alors elle partait sans prévenir, elle revenait sans prévenir, bref elle pensait sincèrement pouvoir retourner à GT sans problème ? Mais.. Mais qu'est ce qu'elle faisait ici bon sang ? Deux ans qu'elle avait disparu, deux ans que Kevin tentait de l'oublier, deux ans qu'elle avait tout laché et là elle se repointait ? Oula, si on avait dit à Kevin ça ce matin.. Il serait tout simplement resté couché. Elle ne semblait pas l'avoir vu. Et Kevin fut de toute manière sortit de sa torpeur par la petite musique de game over de son jeu tetrix. Bah oui, évidement ! Il secoua la tête, et c'est là qu'il s'aperçu que Mer était encerclée par les trois mecs bourrés. Qui tentait de.. Non, sérieusement, ils déconnaient ? Ils n'étaient pas SERIEUSEMENT entrain d'essayer de la peloter sous les yeux de Kevin ? Non mais ils voulaient mourir ? Elle se défendait tant bien que mal, sauf que quand on est une fille menue et qu'on est encerclé par trois colosse, c'est pas simple. Voila pourquoi, tout naturellement, Kevin se leva de sa chaise. « HEY ! Tu veux que j't'aide ducon ? Tu te crois où là ? » Ca avait été plus fort que Kevin, il ne savait même pas pourquoi il prenait sa défense, pourquoi il disait ça, pourquoi il agissait en fait. Enfin ça eu au moins l'effet de faire arrêter momentanément ces trois alcooliques pour qu'ils se retournent vers Kevin. « Bah quoi, c'est ta nouvelle amoureuse Evans ? » Se moqua l'un des types. Alors là, il n'aurait pas dû. Sans réfléchir Kevin lui abbatit son poing en plein dans la machoire, y mettant tout son coeur et toute sa rage. Si bien que petit un, le mec s'écroula par terre et petit deux Kevin était sûr à 80 pourcent de s'être flingué la main tellement ça lui avait fait mal à lui aussi. Génial ! Mais les deux compères d'alcoolique numéro 1 qui était à terre se ruèrent sur Kevin, qui se défendit du mieux possible, bref, ça partit complètement en baston de mec. Vous voyez le genre. Pourquoi Kevin avait fait ça ? Eeeuh.. aucune idée en fait. Tout ce qu'il savait c'est qu'il avait d'arracher la tête de chacun de ces types. Il tapait dans tout ce qui bougeait, plaquait contre les murs, accusait tous les coups qu'il recevait. Il commençait d'ailleurs à saigner d'ici et là, il tombait par terre, à califourchon sur l'un des types et entrain de lui donner des tonnes de coups de poing.. Bref, il était énervé, et il déversait sa rage. Sa rage de revoir Meredith, sa rage que ces mecs ne l'embêtent.. Comme je vous le disais, parfois dans la vie, on ferait mieux d'hiberner ! ---------------------------------
 I'M A LOSER BABY SO WHY DON'T YOU KILL ME ? « Regarde-moi dans les yeux et dis-moi que tu ne veux plus jamais de moi. Dis-moi que m'embrasser ne te manquera plus jamais. Dis-moi que tu seras heureux si je retrouve quelqu'un d'autre. Dis-moi que tu pourras être heureux sans moi. » « J’me remettrais pas avec toi Dana. »
|
|
|  | |
 | Sujet: Re: Is it too late to apologize ? Sam 19 Mar - 10:00 | |
| Sans rire, Meredith avait bien cru qu'elle allait se prendre un poing. Mais, dans sa grande miséricorde, sieur Destin avait décidé que ça n'arriverait pas aujourd'hui. Toujours les yeux fermés, elle s'attendait sérieusement à ce que l'autre la frappe. C'est alors qu'elle entendit des voix. Les deux autres étaient revenus également. Visiblement, ils avaient fait exprès d'envoyer en avant le plus torché des trois. Ils avaient l'air d'avoir envie de faire chier leur monde à cet instant, et c'était malheureusement sur Meredith que c'était tombé. Elle avait beau essayer de leur expliquer avec des mots simples et à la portée de tous, que ce qu'ils faisaient était mal, qu'ils allaient avoir des ennuis... Mais les paroles de la jeune femme ne semblaient pas arriver jusqu'à l'éponge qui servait de cerveau de ces trois australopithèques. Si les mots qu'elle prononçait avaient une consistance physique et visible à l'oeil nu, elle était quasi certaine qu'elle les auraient vu entrer par une oreille, et ressortir par l'autre, puis partir au loin, comme de petits papillons, libres et sauvages. Vraiment. N'importe quoi. Au bout d'un moment, mister Harding -puisque c'était le nom qui était brodé sur sa veste de footballeur-, qu'on pouvait d'ores et déjà rebaptiser Scarface, daigna lâcher le bras rougit en endolorit de la jeune femme. Aouch. Ca allait laisser des traces tout ça. Mais pour le moment, elle avait quelque chose de plus important à garder à l'esprit. S'échapper. Fuir loin de ces trois gars tout à fait lourds et chiants. Cependant, pour l'instant... Elle était juste coincée par eux, contre un mur. Elle aurait beau essayer de finter et d'esquiver, elle ne pourrait passer entre leurs bras, ni défaire le mur qu'ils formaient devant elle. Elle essayait de garder son calme et de négocier avec eux, mais comment dire... Oui. Nous revoilà avec l'histoire des mots-papillons. C'était peine perdue. En plus, elle ne donnait pas cher de sa peau si jamais elle réessayait d'en baffer un. Scarface, un sourire abruti sur le visage, et les yeux qui louchaient indiscrètement sur les formes de la pauvre Meredith, s'approcha, les lèvres en cul de poule. Quoi ? Il était sérieux là ? Il essayait vraiment de l'embrasser ? Ah non ! Jamais ! Elle plaqua sa main contre son visage, tentant vainement de l'empêcher d'approcher, priant pour que quelqu'un, n'importe qui, ne vienne à son secours. Le pire, c'est qu'à peine quelques secondes après avoir formulé sa prière, elle entendit un « HEY ! Tu veux que j't'aide ducon ? Tu te crois où là ? » sortir d'elle ne savait trop où. Quelques instants plus tôt, elle aurait donné cher pour entendre cette voix. Mais elle aurait préféré que ça soit dans d'autres conditions. Quand l'autre répondit, Meredith écarquilla les yeux, sachant pertinemment comment tout cela allait se terminer. Elle eut à peine le temps d'ouvrir la bouche pour crier « Kevin non ! », que Scarface vola au contact du poing d'Evans. La jeune femme était quasi certaine d'avoir entendu quelque chose craquer. Cependant, elle n'aurait su dire si ça venait du poing de son sauveur, où de la mâchoire de l'autre. Visiblement pas contents de voir ce fauteur de troubles, les deux potes à Harding se ruèrent sur Kevin, sous les yeux de Meredith qui, peu importe ce qu'elle disait pour essayer de les calmer, avait l'impression d'être aussi inutile que... Qu'une fille dans une baston de mecs. Voilà. C'était exactement ça. Dans certains films, on aurait pu voir une fille tellement forte, que ça ne lui faisait pas peur de casser la figure à trois colosses, et de les empêcher de faire du mal à une personne importante à ses yeux, sauf que là, ce n'était pas le cas de Meredith. Elle n'était pas forte, ne faisait pas de sport de combat, et par dessus le marché n'appréciait guère la violence. Alors, tout ce qu'elle pouvait faire pour le moment, c'était assister à tout ça, impuissante. Plusieurs fois, elle avait tenté de s'interposer, sauf qu'elle avait manqué de se prendre une baigne, et avait même faillit embrasser le mur. Complètement paniquée, elle cherchait désespérément une solution pour stopper le carnage. Il y avait déjà Scarface qui était hors service depuis le début des hostilités, mais ils étaient toujours deux face à Kevin. Même si ce dernier se défendait plus que bien, il n'en restait pas moins qu'il n'avait que peu de chances de remporter le combat face à eux. Meredith voyait qu'il commençait à faiblir, et le fait qu'elle n'agissait pas, ça la rendait encore plus mal. Elle criait, pleurait, suppliait, implorait qu'ils arrêtent. C'est alors que son cerveau sembla se débloquer, et il lui intima l'ordre d'aller voir la femme de l'administration pour qu'elle appelle quelqu'un, n'importe qui. Meredith entra en trombe dans le bureau, complétement terrifiée et paniquée par la tournure que prenaient les choses. « Ils vont le tuer ! Faites quelque chose je vous en supplies !! » Après quoi, elle reparti aussi vite qu'elle n'était arrivée, pour retourner s'assurer de l'état de tout ce beau monde. Bordel, mais qu'est-ce qu'ils foutaient dans cette administration ? Personne pour intervenir ? Et les agents de sécurité du campus ?! C'était leur pause café-donuts ou quoi ? Il n'en restait plus que deux en lice. L'un des gars, après s'être prit une rouste, resta à terre en gémissant pendant un long moment. En attendant, Kevin était sur le dernier, en train de l'achever à coups de poing, et ne semblait pas en avoir terminé avec lui. Là, elle avait peut-être une chance de le raisonner. Meredith arriva derrière lui, et essaya de retenir son bras. Il fallait bien avouer que ce n'était pas une chose aisée à faire. « Kevin arrête ça ! » Encore une fois, elle doutait que ses requêtes n'y fassent quelque chose, mais là, c'était lui qui risquait d'avoir le plus de problèmes pour avoir étalé trois de ses camarades dans un couloir de l'administration. Par sa faute. Voilà. Deux ans qu'elle était partie, il avait sûrement eut le temps de se reconstruire, de l'oublier, et elle revenait. Un peu comme un moustique qui vous empêche de fermer les yeux pendant ces nuits d'été. Vous croyez l'avoir chassé, mais il revient toujours à la charge, jusqu'à ce que vous l'ayez abattu. Il aurait peut-être été mieux qu'elle ne disparaisse en même temps que sa maladie. Ca aurait épargné beaucoup de peines, et beaucoup de problèmes à pas mal de personnes. « Kevin !! Ils vont arriver ! » Elle se fit plus insistante, plus implorante, resserrant sa faible prise sur son bras vengeur. Si la grosse femme avait fait son travail, les agents de sécurité n'allaient pas tarder, et mieux valait pour eux qu'ils ne soient loin.
|
|  | |
Nombre de messages: 8208 Age IRL: 18 Crédit: ID : dodixe ; Av : sukali&ti ; Signa : spngif
 | Sujet: Re: Is it too late to apologize ? Sam 19 Mar - 13:19 | |
| Sur trois, Kevin en avait mis deux K.O. Pas mal non ? Cependant le troisième était vraiment coriace et les coups fusaient d'un côté et de l'autre. La lèvre, le nez, l'arcade ensanglanté, mal un peu partout, Kevin continuait pourtant de se battre en y mettant toute sa force, tout son coeur. Il n'entendait rien autour de lui. Les gémissements des deux autres, les cris désespérés de Meredith en pleurs. Elle pleurait ? Tant mieux ! C'était à cause d'elle tout ça. A cause d'elle et de tout ce qu'elle lui avait fait. Le planté à deux mois et quelques de leur mariage ! Le laisser seul sans aucune explication ! Oh oui, ça valait des coups, et puisque, par principe, Kevin ne pouvait lever la main sur une femme, il tapait dans le premier truc qui lui était venu : ce groupe de jeunes ivrognes. Parfois, Mer essayait même de le tirer en arrière pour l'arrête mais il se dégageait violement de son emprise un criant un "LÂCHE MOI !" autoritaire. Il voulait défigurer ces idiots qui s'étaient cru malins ! « Kevin !! Ils vont arriver ! » Cria Meredith, essayant tant bienque mal de se faire entendre. A ce moment là, Kevin était à califourchon sur l'idiot débile mental d'alcoolique et s'acharnait à lui donner des coups de poing. Mais il se stoppa d'un coup, de toute façon le mec était déjà bien assez sonné et Kevin n'avait tout de même pas envie de le tuer. Notre protagoniste tremblait de tout son corps. Sans qu'on ne sache réellement si c'était la douleur ou l'énervement qui provoquait ces frissons. Il fixait son adversaire qui ne se défendait plus des masse et, contre toute attente, se laissa relever par Meredith. Elle avait appelé la sécurité et, elle avait raison, mieux valait détaler avant qu'elle n'arrive. Kevin allait déjà sans doute être virrer de l'équipe de football, mieux valait ne pas aggraver son cas. Avec un peu de chance ils croiraient que les trois ivrognes s'étaient eux-même cogné dessus. Après tout pourquoi pas ! Kevin titubait, retenu par Meredith sans pour autant qu'il ne prenne appuie sur elle. Il ne comprenait pas vraiment tout ce qui venait de lui arriver. Il était un peu sous le choc, sa tête tournait, il saignait... Sans savoir si c'était ses jambes qui commandaient toutes seules ou non, il alla jusqu'à un couloir plus tranquille à la sortie de l'administration, Meredith à côté de lui pour l'empêcher de défaillir. Il finit par se dégager de son emprise en la repoussant sur le côté assez brusquement, et d'une voix vague et perdue il cria tout en allant se raccrocher au mur car étant donné qu'il avait envoyé promener Meredith il n'avait plus d'appuie : « J'ai pas besoin de ton aide ! » Mouais, on avait du mal à le croire vu l'état dans lequel il était. D'un revers de main il s'essuya comme il pu le sang qui coulait de son nez tout en toussotant quelques gouttes de sang également dû à ses gencives blessées. Pourvu qu'il n'est perdu aucune dents durant la bataille ! Histoire de se rassurer il se passa la langue sur celles-ci, apapremment, tout était en ordre ! Cependant Kevin ne se sentait pas de rester debout une seconde de plus, il s'adossa contre le mur et se laissa lentement glisser jusqu'à être assit par terre. Ila vait le souffle court, il avait mal, soudainement prit par la fatigue, se demandant ce qui allait lui arriver. En tout cas, Kevin était persuadé d'une chose, tout n'allait pas bien se passer. Ca allait mal, et pour la première fois depuis longtemps Kevin pensait sincèrement que ca n'allait pas aller en s'arrangeant. Lui qui était si joyeux et drôle d'habitude.. Mais comme tout le monde, il y avait des jours avec et des jours sans. Il soupira mit ses mains devant son visage, histoire d'essayer de faire le point. Rien à faire, ce n'était pas le moment. De plus, la présence de Meredith n'était pas là pour arranger les choses. Kevin essayait de se calmer, vraiment, sauf qu'il la sentait, là, tout près de lui, et ça lui donnait la nausée. Qu'est ce qu'elle fichait là bon sang ? Il n'arrivait pas à croire qu'elle était vraiment là, il se sentait comme dans une quatrième dimension. Peut-être commençait-il tout simplement à devenir fou et à avoir des hallucinations de son ex-fiancée ? C'était encore possible, pourquoi pas ! Il ouvrit les yeux, non, Mer était toujours là. Kevin soupira. « Pourquoi t'es revenu ? Non, j'ai une meilleure question : pourquoi t'es parti ? Pourquoi tu t'es tiré il y a deux ans sans me donner d'explication ? Tu crois que ca se fait ? Tu crois que t'as le droit de partir comme ça et de revenir ? Tu t'imagines un peu l'état dans lequel j'étais ? Tu m'as quitté à quelques mois de notre mariage sans rien me dire ! Non mais tu t'es cru dans un film ma pauvre ! » Au fur et à mesure que Kevin parlait son ton montait pour être au final au bord du cri, ce qui n'était pas une habitude de kevin de crier sur elle. Kevin et Meredith, c'était un peu l'amour tendre. Ils s'étaient mis très vite ensemble, s'était installé tout aussi vite ensemble, et ils étaient le couple stable, amoureux, gentillet, et aprécié de tous. Le Saint Graal du couple en fait. Ils ne se disputaient pas souvent (quoi que, ca avait quelques fois fait des étincelles entre eux !) et l'un ou l'autre finissait toujours par s'excuser gentillement. Franchement, leur relation aurait pu durer toute une vie, et d'ailleurs, Kevin pensait souven tà où ils en seraient si elle n'était pas partit. Marié, peut-être auraient-ils déjà acheter une maison, qui sait, il y aurait peut-être eu un bébé en route.. Ils étaient trop jeune mais Kevin avait été tellement sûr de lui. Le genre de certitude que l'on a qu'une seule fois dans une vie. La certitude que c'était la bonne. Et du jour au lendemain tout s'était effondré comme un château de carte. Elle était partit et les projets d'avenir, Kevin avait fait une croix dessus. « J'veux pas de toi dans mon université, ni dans mon campus, ni même dans ma vie. J'veux pas te voir Mer' putain.. Pourquoi tu me fais ça.. Sérieux pourquoi maintenant, j'en ai marre moi.. j'en peux plus.. » Cette fois Kevin s'appitoyait tout seul, un peu sonné à cause des coups qu'il avait prit, il pleurnichait dans son coin, plus pour lui même que pour parler, d'ailleurs on le comprenait à peine tant il marmonait. Il est vrai que là, c'était la goutte d'eau qui faisait déborder le vase. Après toutes ces choses merdiques qui lui tombaient dessus, là, c'était le pompom ! Meredith the come back ! Il n'y aurait pas pu avoir une pire tuile pour lui tomber dessus. Kevin se sentait vraiment à bout là. Mais pourtant, incapable de rester si dur et de ne pas se moquer de la situation comme il le faisait toujours il déclara d'un ton à peine plus léger mais toujours avec une moue de grand bébé comme il avait toujours lorsqu'il boudait : « Et en plus j'me fais casser la gueule à cause de toi. J'suis sur tu l'as fait exprès ! » Se plaignit-il, mais cette fois-ci pour rire. Enfin, il n'était pas écroulé le rire en disant ça, mais son visage se fendit d'un léger, très très léger sourire, sans pour autant que Kevin ne puisse regarder Meredith dans les yeux. C'était dans sa nature de faire de l'humour dans les moments les plus insolites, mais ce n'était pas pour autant que ça voulait dire que la hâche de guerre était enterrée ! ---------------------------------
 I'M A LOSER BABY SO WHY DON'T YOU KILL ME ? « Regarde-moi dans les yeux et dis-moi que tu ne veux plus jamais de moi. Dis-moi que m'embrasser ne te manquera plus jamais. Dis-moi que tu seras heureux si je retrouve quelqu'un d'autre. Dis-moi que tu pourras être heureux sans moi. » « J’me remettrais pas avec toi Dana. »
|
|
|  | |
 | Sujet: Re: Is it too late to apologize ? Sam 19 Mar - 14:59 | |
| Comme elle pouvait s'y attendre, Kevin ne l'écoutait pas. A plusieurs reprises, il avait eut un mouvement brusque pour se dégager du semblant de prise qu'exerçait la jeune femme. Elle concevait parfaitement qu'il ne veuille pas l'entendre, qu'il la haïsse et ne souhaite plus jamais la voir. Mais elle devait le faire partir d'ici, et vite. Si les agents de sécurité le trouvaient à s'acharner comme ça sur un de ses camarades, elle ne garantissait pas qu'il survive aux assauts répétés de Kevin. Il finit tout de même par se calmer, et se laissa relever par la jeune femme. Il avait l'air totalement ailleurs, et elle pouvait le sentir trembler de tout son être. Le plus vite possible, elle le tira loin du lieu du crime, pensant soudain à ce qui allait se passer ensuite. Deux ans qu'elle ne l'avait vu, et ils se retrouvaient déjà dans une situation délicate. De toute façon, si Kevin venait à avoir des problèmes à cause de cet incident, il était clair qu'elle allait plaider en sa faveur, et ce, qu'il soit d'accord ou pas. Qu'allait-il se passer ensuite ? Des explications houleuses ? Très certainement. Mais il le fallait. Il le fallait parce que Kevin avait le droit de savoir. De savoir pourquoi elle avait prit la fuite comme une lâche. Et c'est à partir de ce moment là seulement qu'elle accepterait qu'il ne la juge, quelque soit ce qu'il pensera. En attendant, tout ce qu'il lui dirait, la manière dont il agirait avec elle, ne l'atteindra pas. Du moins, c'est ce qu'elle essaiera de laisser transparaitre. Ils étaient presque sortis du bâtiment de l'administration, quand Kevin s'arrêta, avant de la repousser un peu brusquement. Si elle n'avait pas été aussi déterminée, Meredith aurait très certainement perdu l'équilibre, et se serait retrouvée à terre. Il lui cria qu'il n'avait pas besoin de son aide. Si. Il en avait besoin. C'est juste qu'il n'en voulait pas. Nuance. Mais encore une fois, elle ne pouvait lui en vouloir. Il était en colère, cela se voyait. Il avait toutes les raisons de l'être. Après tout, c'était ELLE qui l'avait laissé en plan à quelques mois de leur mariage, ELLE qui n'avait donné aucune nouvelle, ELLE qui n'avait pas voulu qu'il sache, et encore une fois ELLE qui réapparaissait comme si de rien n'était. Tout était entièrement sa faute. Et cette faute, ce fardeau, elle le portait depuis qu'elle était partie. Ô comme il devait lui vouloir, la détester, la haïr. En tout cas, il lui serait sans doute difficile de le faire plus qu'elle. Sale égoïste, lâche, couarde, idiote qu'elle était. Il ne se passait pas un jour sans qu'elle ne s'insulte elle même. Elle avait osé détruire ce qui lui était arrivé de mieux, et elle revenait. Et le pire... Le pire c'était de le voir dans cet état. Il avait dû s'en passer des choses en deux ans. Ca... Tous les deux avaient beaucoup soufferts, mais il lui était d'avis que Kevin en avait beaucoup plus morflé. Ne pas savoir. C'était ce qu'on pouvait subir de pire dans ce genre de situation. Elle le regarda s'affaler le long du mur, sentant une boule se former au creux de son ventre. C'était dur. Dur de se dire qu'elle avait fait du mal à la personne qui comptait le plus à ses yeux. « Pourquoi t'es revenu ? Non, j'ai une meilleure question : pourquoi t'es parti ? Pourquoi tu t'es tiré il y a deux ans sans me donner d'explication ? Tu crois que ca se fait ? Tu crois que t'as le droit de partir comme ça et de revenir ? Tu t'imagines un peu l'état dans lequel j'étais ? Tu m'as quitté à quelques mois de notre mariage sans rien me dire ! Non mais tu t'es cru dans un film ma pauvre ! » Il parlait de plus en plus fort, et c'était encore plus difficile de rester calme. Meredith était déjà dans un état de malêtre phénoménal, mais s'il continuait à rappeler tout ce qu'elle avait manqué en partant, elle ne risquait pas de tenir fort longtemps. Cependant, elle le laissa dire, se doutant qu'il avait besoin de déverser sa haine envers elle. Même si elle avait eu le temps de se préparer à ce genre de discours, ça faisait terriblement mal. Plus encore que ce qu'elle s'était imaginé. Une nouvelle fois au bord des larmes, elle s'agenouilla auprès de lui, retenant à grands peines son envie de le prendre dans ses bras, comme avant, de lui dire que tout était terminé, comme on pouvait le voir dans ces foutues séries à l'eau de rose. « Et en plus j'me fais casser la gueule à cause de toi. J'suis sur tu l'as fait exprès ! »dit-il. Il n'avait pas changé. Toujours prêt à blaguer même dans les moments les plus critiques. Même si Meredith esquissa un sourire, ça ne rendait les choses que plus difficiles pour elle. « Je... Je suis tellement, tellement désolée ! » lâcha-t-elle finalement. Elle savait que ça ne suffirait pas, et c'est pourquoi il lui fallait lui dire. Tout. La raison de son départ, ce qui lui était arrivé, pourquoi elle n'avait jamais prévenu. Ca allait être dur, mais elle devait lui dire. Il avait le droit de savoir. Il le devait. Meredith en avait assez de vivre avec ça sur le coeur, et sur la conscience. Avant qu'il ne puisse dire quoi que ce soit d'autre, elle enchaîna. « Je ne te demande pas d'oublier ce que je t'ai fait, et encore moins de me pardonner mais... Tu dois savoir. » La jeune femme inspira, et déglutit avec difficulté. Sans même s'en rendre compte, elle avait prit la main de Kevin dans les siennes, et continua, d'une voix pour le moins tremblante. « Tu sais, j'ai pas arrêté de penser à tout ce que j'avais raté. De ce que j'avais fait. A toi, à notre histoire. Je suis la dernière des idiotes, et je m'en veux terriblement. J'ai agit de manière égoïste et... Tout ça parce que je n'aurai pas supporté que tu me... Pardonne d'avoir tout foutu en l'air. » dit-elle avec difficulté. Elle restait pour le moment dans le vague, mais faisait référence à sa maladie qui avait tué ce bébé qui n'avait jamais eu l'occasion de voir la lumière du soleil. D'un revers de main, elle essuya la larme qui avait roulé le long de sa joue, et regarda de nouveau Kevin. Elle ne savait pas vraiment par quoi commencer. Sa putain de leucémie ? Leur enfant qui n'avait pas atteint les quatre mois ? Si elle était restée, et avait affronté tout ça avec lui, certes il lui aurait accordé son pardon, il l'aurait rassurée, en lui affirmant que ce qui arrivait n'était pas de sa faute, mais elle... Elle ne l'aurait pas accepté. Tout simplement parce que mademoiselle pensait dur comme fer que si elle avait un peu plus prévenante en vérifiant ses antécédents familiaux, elle aurait pu prévenir ce genre de soucis. Son oncle était mort de la même leucémie. Maintenant, elle avait besoin d'en parler avec lui. Peut-être devrait-elle attendre encore un peu, histoire qu'il se fasse déjà au fait qu'elle ne soit de retour ?
|
|  | |
Nombre de messages: 8208 Age IRL: 18 Crédit: ID : dodixe ; Av : sukali&ti ; Signa : spngif
 | Sujet: Re: Is it too late to apologize ? Dim 20 Mar - 5:23 | |
| Cela ne vous semble pas bizarre que KEVIN EVANS monsieur "anti-engagement" en personne ai été fiancé il y a deux ans. A la vingtaine à peine il avait décider de se marier. Il faut dire que même à l'époque, le mariage et les enfants, ce n'était pas son truc. Sauf avec Meredith. Avec cette femme là il saviat qu'il n'y avait pas de soucis. Leur idylle avait frisé la perfection qu'on se serait cru dans un rêve. Et si toute sa vie se passait comme l'année qu'il avait passé avec Meredith, alors le mariage, c'était cool. Alors petit adolescent Kevin était devenu un homme, avait prit son courage à deux mains et était aller acheter une bague. Et dans un grand moment de panique, de doute et de questionement, le coeur battant à fond il avait posé un genou à terre pour poser the big question. Elle avait répondu oui, et Kevin avait été certain que toute sa vie serait bercé dans cette même harmonie, cette joie de vivre, cette délicieuse routine. Il était désormais sur que cette merveilleuse femme serait toujours là pour lui, quoi qu'il arrive. Sans dec' ? Si seulement ça avait été aussi simple ! Meredith était partit et Kevin avait quitté sa routine de petite couple pour découvrir l'alcool, la drogue et les conquètes à n'en plus finir. Se lançant même contre toute attente dans les conquètes masculines. Fini la confiance, fini l'engagement ! Kevin avait changé, oh oui beaucoup ! Et même s'il gardait son humour deux balles, ses petites attentions, son air de gamin et tout, il était tellement différent ! Sa vie avec Meredith lui semblait être tellement loin, ça lui semblait être carrément une autre vie. Il n'arrivait pas à croire que c'était il y a seulement deux ans. Mer s'était accroupit à côté de Kevin, histoire d'être à sa hauteur. Il regardait devant lui, toujours le visage un peu ensanglanté. Toujours assez sonné, toujours entrain de se dire que tout ce qui se déroulait n'était pas la réalité. « Je... Je suis tellement, tellement désolée ! » Il ferma les yeux. Si elle savait combien de temps il avait espérer qu'elle revienne en disant ces mots. Combien de soir, de semaines, de mois il avait attendu son retour avant de totalement baisser les bras. Elle était désolée ? Comment pouvait-elle l'être ? Pourquoi revenait-elle seulement maintenant ? Kevin était rancunier, ça s'était clair, c'était d'ailleurs pour ça qu'il venait de rompre avec Dana ! Mais Meredith l'avait tellement brisé, il avait tellement souffert à cause d'elle. Rancunier ou pas, impossible de faire comme si de rien n'était. Notre footballeur sentit la main douce de Meredith le saisir. Il ne trouva pas la force de se défaire de ce contact. Elle disait qu'elle voulait s'expliquer, mais d'un autre côté elle ne trouvait pas les mots. Elle n'arrivait pas à donner une raison. Une raison pour son départ ? Kevin les avaient toutes passé en revu. Même celle qui disait qu'elle s'était faite possédé par un esprit du mal qui la forçait à faire des choses dont elle n'avait pas envie. Alors vous imaginez bien. Mais elle ne lui avait toujours pas dit la véritable raison. Kevin n'était même pas sûr de vouloir la connaitre. "J'ai cru être amoureuse d'un autre, je l'ai suivit mais en réalité c'était un pervers brutal qui me frappait tous les soirs" Vous voyez le genre. Il ne supporterait pas d'entendre une telle chose. Mais ce silence.. insoutenable également. En réalité la présence de Meredith était à elle toute seule insoutenable.
Cependant, au bout d'un moment, Kevin tourna la tête vers elle, les yeux brillants, au bord des larmes rien que d'avoir à lui parler. Il avait la gorge nouée, il avait presque du mal à parler. Il la regarda un instant. Elle avait changé elle aussi. Déjà, la coupe de cheveux, ils étaient plus court. Oh c'était jolie également. Il la trouvait veillit, enfin, grandit. Elle n'était plus cette fille à peine sortie du lycée, tout comme lui. Deux ans, tellement court et tellement long à la fois. « Je t'écoute. Vas-y, dis moi pourquoi tu m'as laissé. Pourquoi t'as décidé que tout ce qu'on avait vécu c'était que des conneries finalement. Parce que je suppose que c'est ce que tu pensais sur le moment. On ne quitte pas son fiancé sans penser un truc pareil. » Kevin eut le menton qui se mit à trembler. Il serra les dents et détourna son reegard, histoire de ne pas craquer. Pas maintenant, pas pour elle. Il s'était juré de ne plus craquer à cause d'elle. Et ce n'était pas maintenant qu'il commençait juste à se relever du l'histoire "Dana" que l'histoire "Meredith" devait refaire surface. Mais ils n'eurent pas le temps d'ajouter quoi que se soit que la voix de "grosse femme infâme" se fit entendre depuis l'administration qui était à quelques pas de l'endroit où ils étaient. Elle criait, appelait Kevin Evans. Ce dernier se passa une main sur le visage. Et voila, il allait avoir des problèmes. Il tenta de se relever une première fois, mauvaise idée il avait bien trop mal partout pour le faire tout seul. Il tenta une deuxieme fois, tentative toujorus aussi vaine. A contre coeur il se retourna vers Mer. « Aide moi à me relever, faut qu'on se tire un peu plus loin je crois.. » Finalement ils réussir à se mettre tous les deux débout, Kevin se fit craquer le coup, lui aussi endoloris. Il avait besoin d'une douche, de pansement et d'un massage, ça c'était clair ! Il n'y avait plus qu'à supplier sa colocataire Mikaela d'accepter de jouer les kinés, ce qui ne serait sans doute pas une mince affaire. Non franchement, pour une fois qu'il sortait de chez lui, qu'il allait à la fac, il avait même décidé d'aller en cours. Et voila comment on le remerciait ! On lui envoyait une ex fiancée, des mecs bourrés, une baston.. La vie était vraiment, méchante ! Il n'y avait pas d'autre mot pour décrire cela. C'était de la méchansté à l'état pure. Kevin marchait devant Meredith, il se dirigea vers les toilettes, il avait besoin de rincer tout ce sang et de se remettre les idées en place grâce à de l'eau froide. Une fois arrivée à destination il entra, laissa entrer Meredith et s'appuya contre un lavabo. Il regardait le reflet de Mer dans la glace. Il essayait de comprendre de deviner ce qui avait bien pu lui passer par la tête le jour où elle avait décidé de tout plaquer. Mais il ne comprenait définitivement pas. Il soupira, alluma l'eau et se rinca le visage. Ca faisait du bien ! ---------------------------------
 I'M A LOSER BABY SO WHY DON'T YOU KILL ME ? « Regarde-moi dans les yeux et dis-moi que tu ne veux plus jamais de moi. Dis-moi que m'embrasser ne te manquera plus jamais. Dis-moi que tu seras heureux si je retrouve quelqu'un d'autre. Dis-moi que tu pourras être heureux sans moi. » « J’me remettrais pas avec toi Dana. »
|
|
|  | |
 | Sujet: Re: Is it too late to apologize ? Dim 20 Mar - 8:57 | |
| Si Meredith avait eu cette capacité de remonter dans le temps, et d'effacer ses conneries, elle l'aurait fait. Ô combien de fois elle s'était imaginé cette possibilité... Celle de retourner jusqu'au jour où elle était rentrée chez ses parents, et de donner des claques et des baffes à son clone du passé, juste pour l'empêcher de faire la pire erreur de sa misérable vie. Elle se trouvait ignoble. A vomir même. Comment... Comment avait-elle pu ne serait-ce qu'une seconde, se mettre en tête l'idée saugrenue de tout plaquer ? Tout ce qu'elle méritait, c'était d'être pendue, puis fusillée et ensuite guillotinée en place publique ! Une misérable, voilà ce qu'elle était. Une fois qu'elle se serait expliquée, il allait d'autant plus la haïr, et ça serait bien fait pour elle. Elle pourrait enfin le laisser partir, et faire le deuil de ce qui avait été la plus belle partie de sa vie. Elle voulait tellement s'expliquer mais... Elle ne savait pas réellement comment s'y prendre. Elle avait beau s'être visualisé cette scène un nombre incalculable de fois au cours des deux dernières années, elle savait que tout ne serait jamais aussi simple. La réalité est toujours beaucoup plus cruelle et dure à affronter. « Je t'écoute. Vas-y, dis moi pourquoi tu m'as laissé. Pourquoi t'as décidé que tout ce qu'on avait vécu c'était que des conneries finalement. Parce que je suppose que c'est ce que tu pensais sur le moment. On ne quitte pas son fiancé sans penser un truc pareil. » Là. Ca faisait bien mal où il fallait. Elle allait protester, lui dire qu'elle lui interdisait de penser quelque chose comme ça. Car malgré tout, elle était certaine d'éprouver encore quelque chose de fort vis à vis de lui. Elle n'avait jamais réellement prit le temps d'essayer de l'oublier. Une sorte d'auto-flagellation pour sa faute. Cependant, la femme de l'accueil appelait dans les couloirs. Et merde. C'est vrai qu'elle était toujours là elle. Elle devait se ramener avec la sécurité en plus de ça. Saleté. Kevin demanda de l'aide à Mer', mais elle se doutait bien à quel point il avait du prendre sur lui pour ça. Ils devraient trouver un autre endroit pour continuer cette discussion. Et quoi de mieux que les toilettes pour hommes du bâtiment administratif ? Heureusement pour eux, les couloirs étaient déserts, de même que pour les toilettes. Pour s'assurer qu'ils ne seraient pas dérangés, et peut-être aussi pour être sûre qu'elle ne prendrait pas la fuite avant d'avoir tout déballé, Meredith verrouilla la porte, puis se retourna vers lui. Appuyé contre le lavabo, il se rinçait la figure. Il était sacrément amoché, par sa faute encore une fois. La jeune femme inspira longuement, et releva les yeux, l'air plus déterminée que jamais. Ca y est. Elle y était. Le moment qu'elle attendait le plus depuis deux ans, mais en même temps, celui qu'elle craignait et appréhendait le plus. Meredith inspira longuement, et commença alors, déglutissant avec difficulté. « Avant toute chose... Je tiens à ce que tu saches que le fait que je sois partie n'avait rien à voir avec toi. Tu as toujours été le seul... » Meredith n'était pas super à l'aide, mais tant pis. Ils étaient seuls, et elle devait tout lui dire. Maintenant par quoi commencer ? Par le début, c'est peut-être mieux. « J'attendais un bébé. » Allez, cash ! La subtilité, c'est pour les tapettes ! « Au début, je ne voulais pas t'en parler avant d'être sûre à cent pour cent. C'est pourquoi j'ai eu le droit à toute une série d'examens. Les médecins ont confirmé, et j'allais t'appeler dans la seconde où ils me l'ont dit. Sur le moment, j'étais tellement heureuse. On allait se marier, et on allait avoir un enfant. C'était... Comme un de ces contes de fées qu'on peut lire dans les histoires, où voir dans les films. » A ce moment, un petit sourire triste passa sur son visage, et elle se passa la main en dessous des yeux, essuyant les larmes qui commençaient à s'y former. Depuis combien de temps n'avait-elle pas parlé de tout ça ? Trop longtemps, elle en avait bien peur, et ça commençait sérieusement à la bouffer de l'intérieur. Après une brève pause, elle reprit, tout en évitant de regarder Kevin dans les yeux, tant elle s'en voulait, et tant elle avait honte de sa bêtise. « Sauf que... Les contes de fées, ça n'existe pas, pas vrai ? Je veux dire, dans ces histoires... Les médecins ne diagnostiquent généralement pas une... » Et voilà, elle arrivait au moment le plus douloureux et le plus tragique. Pour sa petite personne en tout cas. Elle ferma les yeux quelques instants, et se mordit légèrement la lèvre inférieur, tout en portant inconsciemment une main fébrile à son abdomen. « J’ai été malade. Très… Malade. Le traitement initial devait durer quelques mois au maximum, et ça a prit une toute autre tournure. » A ces derniers mots, sa voix se brisa. Voilà. Elle l’avait dit. Elle s’était souvent imaginée ce que ça aurait été. Elle, madame Meredith Evans, avec un petit Kevin Junior. Peut-être une grande maison, subventionnée à l’aide de ses parents, qu’ils auraient remboursés plus tard, quand ils auraient commencés à travailler. La famille de Meredith avait toujours su apprécier Kevin, pour ce qu’il était. La simplicité même. Et puis, Mer était heureuse avec lui, et pour eux, c’était ça qui comptait le plus. Elle se força de nouveau à regarder Kevin. Elle savait très bien que si elle n’avait pas été aussi égoïste, ils s’en seraient relevés, plus forts et plus unis que jamais… Mais… Elle n’aurait jamais accepté que ça soit à cause de la pitié, ou autre chose. Elle avait préféré fuir. Idiote et lâche. Voilà ce qu’elle était. Elle avait brisé un homme, et aujourd’hui, elle s’en mordait les doigts jusqu’au sang. Bien fait.
|
|  | |
Nombre de messages: 8208 Age IRL: 18 Crédit: ID : dodixe ; Av : sukali&ti ; Signa : spngif
 | Sujet: Re: Is it too late to apologize ? Dim 20 Mar - 10:25 | |
| Meredith avait verrouillée la porte des toilettes, histoire qu'ils soient seuls, complètement seul. Il fallait qu'ils le soient de toute manière. Ils avaient besoin de s'expliquer, Kevin avait besoin de comprendre. Il avait beau redouter cette confrontation, elle devait avoir lieu. Il jeta un coup d'oeil au verrou, et voila, maintenant, aucun des deux ne pouvait fuir. Et puis Kevin recommença à se passa de l'eau froide sur le visage avant de prendre du papier et de s'essuyer, en serrant les dents lorsqu'il touchait un cocard naissant ou bien un endroit où il s'était ouvert. Il attendait patiemment que Meredith parle. Elle devait le faire. Avouer. « Avant toute chose... Je tiens à ce que tu saches que le fait que je sois partie n'avait rien à voir avec toi. Tu as toujours été le seul... » Kevin soupira. Ca c'était le discours typique. On dit toujours que ça n'a rien à voir avec l'autre, mais en fait, ça a tout à voir. Il allait devenir son époux, comment est-ce que ça ne pouvait pas avoir de rapport avec lui ? Sincèrement ! Ils allaient s'unir à jamais par les liens sacrés du mariage, tout ce qui la concernait le concernait. Ils avaient été de véritables siamois pendant près d'un an, évidement que ça avait à voir avec lui ! Elle le quittait du jour au lendemain et ne donnait pas de nouvelle pendant deux ans, en quoi ça n'avait pas de rapport avec lui ? D'ailleurs Kevin allait objecté, il ouvrit la bouche pour la rembarrer, lui dire qu'il fallait qu'elle arrête de dire n'importe quoi pour essayer d'amortir le choc de Kevin, qu'il s'en était remis, qu'il était blindé à mort maintenant et que rien de ce qu'elle ne pourra dire ne pourrait lui faire plus de mal qu'elle ne lui avait déjà fait. Sauf qu'elle n'avait pas finit, elle ajouta quelque chose, une phrase qui s'abbatit sur Kevin comme un coup de massue : « J'attendais un bébé. » Kevin fut stoppé dans son élan. Ok. Il ne s'attendait pas à ça. Il la fixait. Elle déconnait ? Non. Si. Impossible. Les yeux d'un vert transcendant de Kevin ne quittait plus Meredith. Sa bouche était entrouverte sans qu'il ne s'en rende compte. Bébé. Elle était enceinte. Pendant quelques semaines, quelques mois il y avait eu un être dans son utérus, un petit bout d'elle et de lui. Elle avait été enceinte.. Kevin était devenu muet, il n'arrivait pas à réaliser. « Au début, je ne voulais pas t'en parler avant d'être sûre à cent pour cent. C'est pourquoi j'ai eu le droit à toute une série d'examens. Les médecins ont confirmé, et j'allais t'appeler dans la seconde où ils me l'ont dit. Sur le moment, j'étais tellement heureuse. On allait se marier, et on allait avoir un enfant. C'était... Comme un de ces contes de fées qu'on peut lire dans les histoires, où voir dans les films. » Ca c'était vrai. Leur histoire avait toujours été semblable à un conte de fées. Kevin la fixait encore, sans savoir quoi dire, attendant la suite. Qu'est-ce qui avait pu se passer pour qu'elle s'en aille ? Mon Dieu qu'est ce qui avait bien pu leur arrivé ? Kevin se passait tous les scénarios possible. Elle était en réalité enceinte d'un autre homme, elle avait perdu le bébé juste après.. Mais il n'arrivait toujours pas à comprendre. Si tout était comme dans un conte de fées, pourquoi tout s'était écroulé ? « Sauf que... Les contes de fées, ça n'existe pas, pas vrai ? Je veux dire, dans ces histoires... Les médecins ne diagnostiquent généralement pas une... » Exactement Meredith, les contes de fées n'existent pas, c'était ce qu'avait apprit Kevin. Il lui aurait bien dit sauf qu'il était toujours muet à fixer son ex-fiancée, attendant la suite. Une... ? Une quoi ? « J’ai été malade. Très… Malade. Le traitement initial devait durer quelques mois au maximum, et ça a prit une toute autre tournure. » QUOI ? Quoi ? NOn ! NON NON NON ET NON ! Elle ? Très malade ? Quelle maladie ? Qu'est ce qu'elle avait eu ? Est-ce qu'elle allait bien ? Malade ! Mon Dieu, mais pourquoi ? Kevin la fxait encore, sans savoir quoi dire, encore muet. Son menton se mit à trembler. Ca faisait trop d'informations d'un coup. Bébé, maladie.. Non il ne pouvait pas tout assembler dans sa tête pour l'instant. Il prit une grande inspiration, quitta le lavabo et se mit juste devant Meredith. « J'comprend toujours pas Mer.. » Sa voix était cassé, au bord des larmes lui qui pleurait si rarement. Il ferma deux secondes les yeux, les rouvrit et ajouta : « C'est pour ça que tu m'as quitté ? Parce que t'étais malade ? Non sans déconner ? "Je jure de t'aimer dans la santé et la maladie" Ca te dit quelque chose ? T'as cru que je blaguais quand j'me suis mis à genoux devant toi pour te demander en mariage ? » Et là, se fut plus fort que Kevin, une larme s'écoula de ses yeux si vert, larme qui essuya très rapidement d'un revers de main. Lui ? Pleurer ? Jamais ! Il rennifla prestement et continua : « J'aurais assuré Mer. J'te promet que j'aurais assuré. J'aurais été là putain, t'avais pas le droit de partir. Putain mais.. » Il se retourna, se main les mains devant le visage, essaya de se calmer. « Jvais vomir.. » Laissa-t-il échapper dans un souffle. Ca faisait vraiment trop là. Son coeur battait à tout rompre, il allait vraiment faire une attaque s'il continuait ainsi. Il s'était imaginé des tonnes de fois le moment où ils se reverraient, le moment où elle expliquerait tout. Mais à vrai dire il ne s'attendait pas à ça. Il aurait pu être présent, il aurait pu s'occuper d'elle, même si elle avait été à deux doigts de mourir. Il aurait pu gérer, il aurait dormit tous les soirs à l'hôpital s'il le fallait, mais il aurait été digne de l'engagement qu'il avait prit avec elle. Il prit une nouvelle inspiration, se passa une main dans les cheveux et essaya de se calmer. Une fois fait il se tourna à nouveau vers Meredith, les yeux brillants. « Qu'est ce que t'as eu ? C'était.. quoi cette maladie ? Et.. de toute façon t'es guéris maintenant, hein ? T'es plus malade ? » L'inquiétude avait prit le dessus. Il fallait qu'il sache comment elle allait, à tout prix. ---------------------------------
 I'M A LOSER BABY SO WHY DON'T YOU KILL ME ? « Regarde-moi dans les yeux et dis-moi que tu ne veux plus jamais de moi. Dis-moi que m'embrasser ne te manquera plus jamais. Dis-moi que tu seras heureux si je retrouve quelqu'un d'autre. Dis-moi que tu pourras être heureux sans moi. » « J’me remettrais pas avec toi Dana. »
|
|
|  | |
 | Sujet: Re: Is it too late to apologize ? Dim 20 Mar - 12:01 | |
| Voilà. Elle déballait tout doucement son sac. Donnant les raisons de son départ, mais pas le pourquoi. Pas encore. Elle voulait déjà le laisser digérer tout ça. A son humble avis, c'était déjà beaucoup trop. Rien que d'en parler, ça lui donnait des envies de se tirer une balle. Pour ce qu'elle avait osé faire. Elle avait vraiment été trop conne d'agir comme elle l'avait fait. Elle avait pensé pouvoir tout gérer seule, que le fait qu'elle soit loin, atténuerait les choses, mais au final, elle avait fait pire que mieux. Oh ça, elle avait voulu jouer les indépendantes. Elle avait tout gagné. Enfin, tout perdu plutôt. Elle avait beau essayer de le regarder dans les yeux, elle n'arrivait tout simplement pas à soutenir son regard. Elle avait plus ou moins terminé, maintenant, c'était au tour de Kevin. Allez. Qu'il l'achève, lui dise qu'il la détestait de tout son corps et de toute son âme, que pour lui elle n'avait jamais existé, qu'elle n'était plus qu'une étrangère à ses yeux. Ca ferait mal, mais au moins, elle serait fixée, et se sentirait plus... En paix avec elle même. En attendant, elle continuait de le fixer. Il s'approcha et vint se planter devant elle. « J''comprend toujours pas Mer... C'est pour ça que tu m'as quitté ? Parce que t'étais malade ? Non sans déconner ? "Je jure de t'aimer dans la santé et la maladie" Ca te dit quelque chose ? T'as cru que je blaguais quand j'me suis mis à genoux devant toi pour te demander en mariage ? » Si seulement il savait à quel point tout ça était faux... Mais, il y avait une part de vrai malgré tout. Meredith était partie à cause de sa maladie. Mais tout avait paru beaucoup plus simple sur le coup. Kevin essuya la larme qui venait de couler sur sa joue, pour qu'il en vienne à pleurer, c'est qu'il devait vraiment avoir atteint le fond du gouffre. Elle ne savait pas ce qu'il lui était arrivé ces deux dernières années, mais visiblement, elle ne revenait pas au meilleur moment. « J'aurais assuré Mer. J'te promet que j'aurais assuré. J'aurais été là putain, t'avais pas le droit de partir. Putain mais.. » retenant à peine les larmes qui perlaient depuis tout à l'heure, elle porta sa main devant sa bouche. La boule dans son ventre semblait sur le point d'exploser, de plus elle avait la gorge nouée, et se sentait mal. Elle se sentait mal parce qu'il s'accablait. « Je sais. C'est pour ça que j'ai rien voulu te dire. C'était égoïste de ma part, mais je ne voulais pas... Je ne voulais pas te voir supporter tout ça. En ne sachant pas, tu avais une certaine forme de liberté, et tu pouvais m'oublier. » Naze. Bidon. Voilà ce qu'était cet argument. « Je te connais trop bien pour dire que tu n'aurais pas lâché le morceau, tu serais resté jusqu'au bout avec moi. J'aurai eu beau te dire d'arrêter, de m'abandonner, tu m'aurais tenu tête, et finalement ça serait passé. Mais moi je n'aurai pas supporté que... Que tu m'accordes ton pardon pour avoir tué notre enfant... » Elle avait beau essayer d'essuyer les larmes qui coulaient, d'autres revenaient toujours à la charge. Inlassablement. Elle se passa une main dans les cheveux, et commença à marcher de long en large, attendant désespérément qu'il lui dise ce qu'il avait sur le coeur. Allez Kevin. Dis le. Tu me hais, tu ne pourras jamais m'accorder ton pardon. Tu ne veux plus me voir. Plus jamais. Je sais que tu en meurs d'envie. pensa-t-elle en le regardant. Il se retourna de nouveau vers elle, et elle s'arrêta, s'attendant à ce qu'il l'engueule. Seulement au lieu de ça... « Qu'est ce que t'as eu ? C'était.. quoi cette maladie ? Et.. de toute façon t'es guéris maintenant, hein ? T'es plus malade ? » Au lieu de ça... Il lui demandait comment elle allait ? Non. Non et non ! Il ne devait pas. Il devait la blâmer, l'accuser, lui jeter la pierre, pas se préoccuper d'elle ! Tout serait tellement plus facile ! La jeune femme le fixa quelques instants de ses yeux rougis et gonflés. « Une forme rare de leucémie. » répondit-elle en détournant son regard, le fixant sur un carrelage fissuré, auquel elle trouva un intérêt tout particulier. « Les traitements d'aujourd'hui font vraiment des miracles... Mais c'était pas suffisant. » Mais merde. Pourquoi il lui demandait ça ? Comme prise d'une soudaine crise passagère, elle le regarda fixement, les sourcils froncés et les lèvres pincées. Elle s'approcha de lui et commença à le pousser. « Kevin je t'en pries... Dis moi que tu me détestes ! Dis moi combien tu me hais ! Repenses à tout ce que je t'ai fais ! A quel monstre je suis ! » au fur et à mesure, elle avait commencé à frapper du poing sur son torse, laissant se déverser toute cette haine et cette amertume qu'elle éprouvait envers elle même. « T'as pas le droit de te préoccuper de moi ! T'as pas le droit de me demander si je suis guérie ! Alors dis le ! Dis le ! Dis le ! » au fur et à mesure, ses coups se faisaient de plus en plus faible, et elle restait là, à pleurer et à attendre ce qu'elle avait demandé. Juste trois mots et elle partirait. Juste trois mots qu'elle se répétait tous les jours depuis deux ans. Je me déteste.
|
|  | |
Nombre de messages: 8208 Age IRL: 18 Crédit: ID : dodixe ; Av : sukali&ti ; Signa : spngif
 | Sujet: Re: Is it too late to apologize ? Ven 25 Mar - 12:39 | |
| Kevin était en plein cauchemard honnêtement. Mais qu'est ce que c'était que ce scénario de mauvais goût ? Il n'espérait qu'une chose : se réveiller et retrouver sa vie. Sa vie où le dossier Meredith avait été classé, archivé, enterré. Très profondément surtout, enterré là où personne n'en entendrait plus parler, où personne ne pourrait plus jamais mentionner ce nom. Dossier classé. Voila ce qu'était Meredith, enfin, ce que Kevin avait voulu faire de Meredith. L'archiver. Il avait laissé derrière lui cette femme et leurs souvenirs pour moins souffrir. Au départ, ça avait été plutôt catastrophique mais au fil du temps, il avait réussit son coup. Meredith, c'était le passé. Place à un nouveau Kevin, assez semblable à l'ancien modèle (même humour déplacé, même goût pour le sport, même style vestimentaire bien à lui) mais ce nouveau Kevin était devenu un alergique aux engagements, encore plus qu'avant. PLus question de se projeter plus loin qu'un mois dans l'avenir (grand maximum !), plus question d'être aussi accro à une femme. Kevin avait tracé un cercle de protection autour de lui, et même si ca n'avait pas été toujours facile, il avait respecté tant bien que mal cette limite de sécurité. Et là, scénario dramatique : Meredith, le retour ! Tout ce que Kevin avait laissé derrière lui, et semé en cours de route le rattrapait à grand mal ! Misère de misère ! Risque de graves blessures, c'était sur ! Mais si ce n'était que ça ? Kevin pourrait gérer, pas de soucis, sauf que Meredith était revenu, mais pour en plus lui sortir le discours le plus horrible que Kevin n'avait jamais entendu. Elle s'expliquait en racontant son sombre parcours depuis qu'elle l'avait quitté. L'horrible réalité, ce dont Kevin ne s'était jamais douté une seule seconde. Toutes ces nouvelles, toutes ces choses qui lui étaient restées inconnues jusque là ressurgissaient tout à coup. Mon Dieu.. Kevin avait vécu avec des énormes angles morts, sans le savoir. Son ignorance, il la méprisait aujourd'hui. S'il avait su.. Jamais il ne l'aurait laissé filer, il aurait été là. Quoi qu'il arrive. Elle aurait du le savoir. Elle aurait du le laisser être présent. « Je sais. C'est pour ça que j'ai rien voulu te dire. C'était égoïste de ma part, mais je ne voulais pas... Je ne voulais pas te voir supporter tout ça. En ne sachant pas, tu avais une certaine forme de liberté, et tu pouvais m'oublier. » Kevin émit un petit rire nerveux. Elle était bien marrante ! Pourquoi avait-elle prit cette décision qui avait remise en cause toute leur vie. Leur vie ensemble, leur vie de couple. Ils avaient décidé de lier leur destin l'un à l'autre jusqu'à la mort, c'était pas rien, pourquoi avait-elle rompu cette promesse ? « Je pouvais t'oublier ? Mais j'avais pas envie de le faire Meredith ! J'en avais pas envie et toi t'as décidé pour moi ! J'aurais voulu être là ! J'aurais dû être là. T'as pris la décision toute seule, c'est toi qui a décidé de te débarasser de moi. Et ne fais pas comme si tu l'avais fais pour mon bien et mon bonheur. Mon Bonheur, c'était toi Mer ! Tu m'as détruit en partant, tu m'as pas rendu heureux, loin de là ! » Elle l'avait changé, elle l'avait rendu malheureux, maintenant, ça allait mieux bien sûr. Même si parfois certaines choses lui rappelait Meredith, en regardant ses vieux albums photos il retombait sur quelques photos de son ex-fiancée qui trainait. Les photos des repas de familles chez les Evans où elle était présente lui serrait le coeur. Parfois aussi il se demandait quelle serait sa vie si jamais elle était restée. Il avait fait son deuil d'elle comme on fait le deuil d'une personne décédée, mais son cerveau ne pouvait s'empêcher de divaguer parfois, et de l'emmener deux années en arrières... « ... Que tu m'accordes ton pardon pour avoir tué notre enfant... » Meredith et sa culpabilité à deux balles ! Elle n'avait pas changé, elle s'en voulait toujours pour tout ! Kevin leva les yeux sur elle, visage détendu. Il fronça à peine les sourcils, mais l'air de dire "arrête, c'est pas ta faute". Ce regard qu'il avait posé tant de fois sur elle. Ce regard qui lui disait, lui hurlait même qu'elle était la meilleure des femmes et qu'elle n'avait pas à s'en vouloir. « Si t'avais préféré ne pas te soigner pour garder l'enfant j't'aurais forcer à avorter tu m'entends ? » Ca, c'est clair ! Kevin ne se fichait pas de ce foetus dont il n'avait jamais su l'existance avec aujourd'hui, loin de là, sauf qu'entre un foetus et sa fiancée, la fiancée gagnait haut la main. Une seule Meredith, des millards de spermatozoïdes et d'ovules. Il voulait dire par là que la vie de Meredith avait bien plus de valeur que celle d'une petite chose de quelques semaines. Pourquoi s'en vouloir ? Sérieusement ! Elle pleurait. Meredith, sa petite Meredith pleurait. Et si Kevin avait encore été "Le-Kevin-de-Mer' " Il se serait jeter sur elle pour la consoler. Il aurait essayer de trouver les meilleurs mots pour lui faire sécher ses larmes. Sauf que maintenant... Blocage. Il ne pouvait plus envisager le contact avec elle. Il hésita deux secondes pourtant, impossible ! Une barrière s'était dressée entre eux. Une immense barrière. Kevin pouvait tout just elui demander quelle maladie elle avait eu, et si elle allait mieux. C'était la moindre des choses, et en plus Kevin ne pouvait plus tenir sans savoir. Et comme si de rien n'était, comme si elle lui annonçait la météo de demain, plutôt désintéressée, comme si elle s'attendait à autre chose, qu'elle désirait autre chose que de parler d'elle, elle lança : « Une forme rare de leucémie. » Kevin eut le souffle coupé. Carrément. CANCER ? MEREDITH AVAIT UN CANCER ? Elle qui n'avait jamais rien fait à personne, la bonté incarnée ? Elle ? Comment son corps pouvait lui faire un coup comme ça ? Kevin avait écarquillé les yeux, une main tremblante devant la bouche le souffle court, la respiration haletante. Non ! NON NON NON ET NON ! IL REFUSAIT ! Vous entendez ? Il ne voulait pas ! Kevin n'entendait plus rien, il voyait plus rien. Et dès qu'il fermait les yeux la vision insupportable de Meredith sur un lit d'hopital, sans cheveux, lui apparaissait. Un Meredith à bout de force, allant au bloc opératoire. Une Meredith seule.. Vision apocalyptique ! Sentant des mains le pousser en arrière pour le secouer. Le son se ralluma comme si on avait tourner le bouton "volume" sur une vieille radio. Meredith qui criait, suppliait Kevin de l'insulter, de l'engueuler. Kevin qui était à deux doigts de l'évanouissement. Kevin qui était tà deux doigts de vomir. Kevin qui n'en pouvait plus. Lachez moi.. Laissez moi... Pensait-il, tout bas. Et soudain, il lui paru qu'il aurait été mieux pour lui qu'il ignore tout. Son ignorance l'avait empêché d'être là pour Meredtih, mais son ignorance, ces "angles morts" étaient bien trop dur à admettre. Qu'est ce que c'était que cette vérité ? Que cette stupide réalité ? Meredtih enceinte, avec une leucémie, Meredtih seule, Meredith qui perd son bébé pour survivre ! MAIS QUEST CE QUE CETAIT ? Et tout comme on avait rallumé le son, on rendit à Kevin les mouvements et la paroles. Kevin la poussa violemment en arirère. Ah il voulait qu'il crit ? Il allait crier ! « T'AS RAISON T'ES QU'UNE EGOISTE MEREDITH TELLERS ! J'te déteste et j'te pardonnerais jamais ! T'as pas cru en nous, t'as pas cru en moi, t'as tout laisser tomber alors que j'aurais été un mari exemplaire tu m'entends ? JAURAIS ETE PARFAIT POUR TOI ! J'en ai marre d'être pris pour le gamin de service, pour le pauvre con qu'on laisse tombé dès qu'on va mal ! J'avais pas envie d'autre chose, et si tout ce que t'avais à m'offrir pendant deux ans c'était les allé-retour à l'hopital, les chimio, les cheveux qui tombent et les traitements encore pire que la maladie et bah moi ca me convenait parfaitement. Tout aurait été parfait pour moi tant que j'aurais été avec toi. T'avais pas le droit de m'empêcher de te tenir la main dans une chambre d'hopital, d'attendre que tu sortes du bloc en me rongeant les ongles ! J'aurais gérer ! J'aurais assuré ! Tu m'as privé de toi, de nous, t'as tout gaché, t'as sacrifié notre avenir. Et c'est pour ça que j'te pardonnerais jamais et pas à cause d'un début de grossesse ou d'une maladie ! » ---------------------------------
 I'M A LOSER BABY SO WHY DON'T YOU KILL ME ? « Regarde-moi dans les yeux et dis-moi que tu ne veux plus jamais de moi. Dis-moi que m'embrasser ne te manquera plus jamais. Dis-moi que tu seras heureux si je retrouve quelqu'un d'autre. Dis-moi que tu pourras être heureux sans moi. » « J’me remettrais pas avec toi Dana. »
|
|
|  | |
 | Sujet: Re: Is it too late to apologize ? Ven 1 Avr - 15:58 | |
| Là, il rendait les choses beaucoup plus difficiles que ce qu'elle avait escompté. En même temps, à quoi est-ce qu'elle s'attendait ? Sérieusement. « Je pouvais t'oublier ? Mais j'avais pas envie de le faire Meredith ! J'en avais pas envie et toi t'as décidé pour moi ! J'aurais voulu être là ! J'aurais dû être là. T'as pris la décision toute seule, c'est toi qui a décidé de te débarasser de moi. Et ne fais pas comme si tu l'avais fais pour mon bien et mon bonheur. Mon Bonheur, c'était toi Mer ! Tu m'as détruit en partant, tu m'as pas rendu heureux, loin de là ! » Mon Dieu. Mais qu'avait-elle fait ? Quel genre de monstre était-elle ? Mais merde. Il n'avait cependant pas l'air de bien saisir ce qu'elle avait ressenti à ce moment là. La raison pour laquelle elle avait agit ainsi. Chacun de ses mots faisait mal. Meredith avait l'impression de recevoir des coups de couteaux chauffés à blanc en plein cœur. Oh ça, elle l'avait cherché. C'était elle qui lui avait demandé de l'insulter et de confirmer le fait qu'elle se haïssait. En un sens, ça la soulageait qu'il réagisse comme ça avec elle, et qu'il ne lui retombe pas dans les bras. De toute manière, elle ne pensait qu'elle aurait pu supporter une telle attitude de sa part. Ca n'aurait pas été lui. Mais d'un autre côté, le tout était particulièrement douloureux. C'était à la fois une libération que de savoir que maintenant, il était au courant, mais c'était également un nouveau poids qui s'ajoutait sur ses épaules. Celui de la colère de son ex fiancé. « Tu as parfaitement raison. J'ai tout gâché. Mais il y a quelque chose que je ne tolère pas. Je t'interdis ne serait-ce que de penser que je n'ai pas cru en toi. Jamais !! » cria-t-elle à son tour. Il n'avait pas le droit de penser ça. Non. Elle avait toujours cru en lui. En eux. C'est d'ailleurs une des raisons qui l'avait poussée à agir de la sorte. « Notre avenir ? » demanda-t-elle dans une sorte de rire nerveux. Elle se passa la main dans les cheveux et inspira longuement avant de reposer son regard sur lui. Dans ses yeux, on pouvait vaguement apercevoir une lueur de désespoir. Ce désespoir elle l'avait gardé tout au fond d'elle depuis ces deux dernières années, et aujourd'hui, à faire face à ses vieux démons, tout ça ressortait. Elle tremblait de partout. Sa mâchoire était serrée, elle parlait vite, et sur un ton glacial qu'on ne lui connaissait pas. « Tu crois vraiment que c'est ça que je voulais ? Tomber malade et tout abandonner derrière moi ? Tu crois vraiment que c'est ça qui était prévu ? Tu crois que j'aurai accepté ta demande si tout ça n'avait pas compté pour moi ? Six mois Kevin. Six mois. C'est tout ce que les médecins me donnaient. Allez. Peut-être un peu plus si leurs traitements expérimentaux étaient efficaces. J'étais terrifiée. J'avais peur de ce qui se passerait ensuite. Deux mois avant qu'on se marie, j'apprends que j'ai un putain de cancer quasi incurable et que je risque d'y passer pas longtemps après notre union ! J'étais complètement perdue, et tout ce que j'ai trouvé ça a été de prendre la fuite. Je sais que t'aurai géré. Je sais que t'aurais été auprès de moi. Et après quoi ? J'aurai passé l'arme à gauche et tu te serais retrouvé seul. Désolée mais c'était une idée à laquelle à laquelle je ne pouvais pas adhérer. D'ailleurs tu sais quoi ? Je ne sais même pas par quel miracle je suis encore en vie, mais sache que si je l'avais su à l'époque, j'aurai agit tout autrement! » la boule qu'elle avait au ventre était de plus en plus insistante, et elle supportait de moins en moins sa culpabilité, même si elle savait d'ores et déjà qu'il ne lui pardonnerais pas. Au fur et à mesure qu'elle parlait, elle avait bougé dans la pièce, pour venir faire face au miroir. Elle s'était appuyée sur le lavabo, et regardait son reflet avec une expression de colère et de dégoût. Si elle avait été seule à cet instant, elle aurait certainement pété un câble et aurait envoyé valser tout ce qu'elle aurait eu sous la main. Seulement là, Kevin était là. Il ne devait pas la voir dans un état pareil. Jamais. Elle regarda ensuite le reflet de Kevin, pendant un moment, restant silencieuse. Elle se calma un peu, en respirant profondément, puis elle se retourna vers lui. D'un geste lent, elle amena ses mains à venir décrocher la chaîne qui pendait autour de son cou. Au bout, était accroché un objet auquel elle tenait tout particulièrement. La bague de fiançailles que Kevin lui avait offert lors de sa demande, deux ans plus tôt. Cet objet, elle ne l'avait quitté que très rarement. En fait, les seules fois que la chaîne avait quitté son cou, c'était uniquement quand elle avait été passé des examens médicaux et qu'il fallait retirer tous les objets métalliques. Tout ce temps passé loin de Kevin, et elle n'avait jamais cessé de penser à lui. Avec un sourire triste, elle contempla l'objet, avant de reporter son attention sur le jeune homme. Meredith lâcha un soupir, puis alla se placer en face de lui. Elle lui attrapa la main, et y mit le collier avant de refermer ses doigts dessus. Elle fixa un certain temps leurs mains, avant de relever les yeux vers lui, cherchant à croiser son regard, ne serait-ce que l'espace d'un instant. « Quand je suis partie... La seule chose que je tenais vraiment à emporter, c'était ça. Histoire d'avoir un peu de toi avant... Avant la fin. Pendant les moments difficiles, il me suffisait de la voir pour repenser à tous ces moments qu'on a passé ensemble. » D'ailleurs, c'était presque devenu un tic de toucher le bijoux quand ça n'allait pas. Elle avait bien cru l'user lors de la mort de son frère. Enfin ça, encore une chose parmi tant d'autres... Sans cet objet, elle se sentait un peu comme... Nue. Mais cette bague, elle appartenait à Kevin. Enfin, à sa famille plus précisément. Un héritage. Et Meredith s'était tout de même sentie mal de la prendre. Mais comment dire... Elle en avait eu besoin, et puis, elle avait prévu de lui faire parvenir une fois la fin arrivée. Cette fin qui n'était jamais venue, et qui avait prolongé la longue agonie de Meredith. La jeune femme prit une nouvelle inspiration et se recula de quelques pas. Cette bague, elle l'avait toujours considérée comme un porte chance, et tout ce qu'elle espérait, c'était que ça l'aiderait lui aussi. Il avait le droit à sa part de bonheur. Il le méritait. Plus que n'importe qui. Avec tout le boucan qu'ils avaient fait, il était étonnant que les agents de sécurité n'aient toujours pas rappliqués.
|
|  | |
Nombre de messages: 8208 Age IRL: 18 Crédit: ID : dodixe ; Av : sukali&ti ; Signa : spngif
 | Sujet: Re: Is it too late to apologize ? Sam 2 Avr - 19:57 | |
| Meredith Tellers était une fille qu'il était très dure de ne pas aprécier. En fait, c'est bien simple, la plupart des gens l'aimait, et Kevin l'avait aimé une semaine tout pile après leur rencontre. Elle était gentille, serviable et altruiste. Comment ne pas tomber sous le charme de ce petit bout de femme aux yeux de biche ? Impossible ! Quasi-impossible je dirais. Kevin avait vécu avec elle pendant un an, et donc, il la connaissait par choeur. A un moment il était même celui qui la connaissait le mieux du monde sur terre. Bon, elle n'était pas si parfaite qu'elle en donnait l'air, mais en tout cas, lui trouver des défauts, c'était plutôt difficile. Alors pour la détester, Kevin s'était raccroché à l'idée qu'elle n'était qu'une garce qui l'avait planté à deux mois de leur mariage, sans donner d'explication. Et deux ans plus tard, il les avait les explications. Et ça ne l'arrangeait pas. Ce n'était pas du tout à ça qu'il s'était préparé, ce n'est pas ça qu'il avait accepté tous ce temps. Et bien qu'elle n'aurait jamais du partir sans se retourner. Bien qu'elle n'aurait jamais du rompre leur engagement, ses raisons étaient plutôt excusables. Mais Kevin n'avait aucune envie de l'excuser. Elle l'avait laissé tomber. Il avait été au fond du gouffre pendant des mois et des mois. Elle n'avait donné aucun signe de vie et elle réapparaissait tout à coup ! Il ne voulait pas la pardonner, alors là, certainement pas ! « Tu crois vraiment que c'est ça que je voulais ? Tomber malade et tout abandonner derrière moi ? Tu crois vraiment que c'est ça qui était prévu ? Tu crois que j'aurai accepté ta demande si tout ça n'avait pas compté pour moi ? Six mois Kevin. Six mois. C'est tout ce que les médecins me donnaient. Allez. Peut-être un peu plus si leurs traitements expérimentaux étaient efficaces. J'étais terrifiée. J'avais peur de ce qui se passerait ensuite. Deux mois avant qu'on se marie, j'apprends que j'ai un putain de cancer quasi incurable et que je risque d'y passer pas longtemps après notre union ! J'étais complètement perdue, et tout ce que j'ai trouvé ça a été de prendre la fuite. Je sais que t'aurai géré. Je sais que t'aurais été auprès de moi. Et après quoi ? J'aurai passé l'arme à gauche et tu te serais retrouvé seul. Désolée mais c'était une idée à laquelle à laquelle je ne pouvais pas adhérer. D'ailleurs tu sais quoi ? Je ne sais même pas par quel miracle je suis encore en vie, mais sache que si je l'avais su à l'époque, j'aurai agit tout autrement! » Kevin serra les dents. Qu'elle se taise ! Il ne pouvait supporter ce discours morbide ! Il ne pouvait supporter l'idée même qu'elle aurait pu y passer et encore moins l'idée qu'un cancer se promenait dans ses veines. Il détourna ses yeux embrumés essayant de savoir dans quel état il aurait été si elle était restée. Si elle lui avait annoncé, à quelques semaines des noces, qu'il y avait de grandes probabilités pour qu'elle y passe dans quelques mois. Il aurait été totalement atterré. Il aurait accéléré les préparations du mariage pour être certain d'être unie à elle. Et puis, ça aurait été le combat au quotidien pour la survie. Leur survie. Et puisque Meredith était destinée à survivre à ça, Kevin aurait été soulagé mais constamment inquiet. Il l'aurait forcé à faire des examens médicaux toutes les semaines, mais fou de joie d'avoir réussit à dépasser tout ça avec elle, il aurait sans doute aimer fonder rapidement uen famille, commencer rapidement leur vie à deux. Tout aurait été tellement, tellement différent. Seulement voila, Kevin avait tellement changé. Ilne se reconnaissait plus dans ces désirs de famille et de relation stable. Il était cassé, réparé comme on pouvait avec du sparadrap, il était déprimé, il était fatigué ces derniers temps. Sa récente rupture l'avait secoué, son isolement et sa déprime l'avait fatigué.. Kevin était loin, et même à des années lumières du Kevin qu'avait connu Meredith. Ils se parlaient de trop loin à présent, dans un langage qui ne correspondait plus. Kevin et Meredith n'étaient plus depuis longtemps les légendaires et connus de tous "Kevin & Meredith". Kevin regarda alors Mer dans les yeux. Fronça les sourcils. « C'est trop tard.. » Laissa-t-il échapper dans un souffle, une larme coulant alors prestement sur sa joue. Il détourna derechef la tête, essuyant discrètement cette maudite larme. Kevin ne pleurait jamais voyons, il fallait qu'il se rappelle ceci ! Il ferma les yeux, inspira puis expira à fond pour se calmer et stopper ces stupides larmes. Ca marcha. Ca calma sa respiration, en irrésistible envie de tout foutre en l'air de s'allonger par terre et de se laisser aller à ce trop gros chamboulement intérieur. Meredith était désormais face au mirroir. Tant mieux, ne plus l'avoir juste en face ne pouvait pas faire de mal à Kevin. Il regarda par terre, se passa une main sur le visage, dans les cheveux, regarda en l'air. Sérieusement, il ne se rendait pas vraiment compte de tout ce qui venait de se passer. En fait il se croyait toujours dans une réalité alternative, en tout cas pas la vraie. Son monde à lui, son monde qu'il s'était construit tant bien que mal sans Meredith était encore là, quelque part, mais ici, ça n'était pas la vraie vie. Impossible. Sa tête tournait et lui faisait mal, peut-être était-ce dû à la bagarre que Kevin venait de provoquer. Peut-être à cause de tout ce qu'il venait d'entendre, ou d'un mélange des deux à la fois. Kevin ne regardait pas vraiment ce que faisait Meredith, bien trop occupé à se remettre de ses émotions, maintenant qu'il avait quelques secondes de répis pour essayer de faire un minimum le point. Cependant, ce qu'elle faisait, ce n'était pas rien. Et il comprit bien assez tôt lorsqu'elle revint vers lui, elle lui prit la main, Kevin se laissa faire, regardant leurs mains sans rien dire. Et là, lorsqu'il vit une petite chaine avec une bague qui servait de pendentif, il cru défaillir. La bague de fiancailles. La respiration que Kevin avait mit quelques secondes à rétablir à la normale se remit à s'affoler, son coeur battit de plus en plus fort. Elle voulait vraiment le tuer aujourd'hui ou quoi ? Meredith referma les doigts de Kevin autour de la chaine et de la bague. « Quand je suis partie... La seule chose que je tenais vraiment à emporter, c'était ça. Histoire d'avoir un peu de toi avant... Avant la fin. Pendant les moments difficiles, il me suffisait de la voir pour repenser à tous ces moments qu'on a passé ensemble. » Kevin resta les yeux fixés sur leur mains liées. Cette bague de fiancailles, il était normal qu'elle la lui rende d'un côté. C'était un bijou qui appartenait à la famille de Kevin, lorsqu'il avait décidé de demander en mariage Meredith, bien sur, on lui avait dit qu'il était trop jeune, mais sa grand mère lui avait également apporté cette bague en disant que s'il était sûr de lui, alors c'est cette bague qu'il devrait donner. Cependant, Meredith avait rompu leurs fiancailles, la bague revenait donc à la famille de Kevin. Cependant, l'avoir entre ses mains, c'était dur, inattendu. Il se disai tqu'elle l'avait perdu depuis le temps, revendu quelque part, en tout cas, il ne s'attendait pas à ce qu'elle l'ai gardé autour de son cou tant de temps. Kevin rouvrit sa main tandis que Meredith se reculait, comme pour lui laisser son espace vital dont il semblait avoir besoin. Bonne initiative. Il observa la bague, et c'est au moment où il allait ouvrir la bouche pour dire quelque chose que des bruits de pas se firent entendre. Agents de sécurité ? Grosse femme de l'administration ? Quoi qu'il en soit, ça n'était pas bon. Sans réfléchir, Kevin prit Meredith et l'entraina dans un cabinet, là il monta sur la cuvette des toilettes de façon à ce qu'on ne puisse pas voir leur pied et la fit monter elle aussi. Bon, évidement, dans de telles conditions, l'espace vital dont Kevin avait besoin était tout sauf respecté. A vrai dire, Mer et Kev étaient collés l'un à l'autre. Kevin avait mit son index sur sa bouche comme pour dire "chut" et de son autre main, il serrait la chaine avec la bague de fiancailles. La porte des toilettes s'ouvrit à la volé. Quelques bruits de pas. « Où est-ce qu'ils se cache bon sang ? » Déclara une voix toute proche. Kevin, dans une situation pareille, devrait ressentir la joie de "l'aventure", l'excitation monter. Il devrait normalement se mordre la main pour ne pas exploser de rire. C'était ce qu'il aimait dans la vie, faire des choses stupides, se faire courir après par des flics ou des agents de sécurité. Mais là, ilr estait de marbre, coller à Meredith, les yeux baissés. Enfin, petit à petit, il releva les yeux pour regarder dans ceux de Miss Tellers, ces yeux qu'ils avaient tant de fois fixé auparavant... ---------------------------------
 I'M A LOSER BABY SO WHY DON'T YOU KILL ME ? « Regarde-moi dans les yeux et dis-moi que tu ne veux plus jamais de moi. Dis-moi que m'embrasser ne te manquera plus jamais. Dis-moi que tu seras heureux si je retrouve quelqu'un d'autre. Dis-moi que tu pourras être heureux sans moi. » « J’me remettrais pas avec toi Dana. »
|
|
|  | |
 | Sujet: Re: Is it too late to apologize ? Dim 3 Avr - 17:06 | |
| Pour être tout à fait honnête, Meredith n'aurait pas pu rêver mieux comme retrouvailles avec Kevin. Au moins, ils étaient seuls et elle pouvait lui parler sans craindre que certaines oreilles indiscrètes ne viennent écouter ce qu'elle avait à dire. Même si d'un autre côté, il était vrai que ce qu'elle venait d'avouer devait lui flanquer un sacré coup. Elle même ignorait comment elle avait eu le courage de tout lui dire en une fois. Enfin, presque tout. Mais la mort de Dorian ne concernait pas Kevin, et n'avait aucunement influé sur sa décision de partir. De plus, tel qu'elle le connaissait, il risquait de lui claquer que ce n'était en rien son problème, et que ça n'avait rien à voir eux. Et il aurait parfaitement eu raison sur ce coup. Et puis, elle n'avait pas envie de passer pour une pleurnicharde qui se plaignait de tout et n'importe quoi. Ce qu'elle avait avoué à Kevin était déjà bien assez douloureux comme ça sans avoir besoin d'en rajouter une louche. Déjà que là, elle devait passer pour une pauvre petite chose fragile et sans défense, prête à être cassée au moindre geste ou mouvement brusque. C'est en tout cas de cette manière qu'elle s'était vue lors de ces deux dernières années, et non comme une battante. C'était étrange comme sensation. Ce qu'elle avait vécu, ça n'avait pas été une partie de plaisir, mais au début de sa convalescence, elle avait décidé de se battre contre sa maladie, et de survivre... Mais comment dire... Au fur et à mesure, elle avait perdu l'espoir et avait terminé par se résigner à son sort. Le pire, ça avait été quand Dorian était mort, non seulement son moral en avait prit un coup, mais également son envie de se battre. Au final, elle se disait qu'il aurait peut-être mieux valu qu'elle ne s'en sorte pas, et que tout le monde aurait été beaucoup plus heureux sans elle. Enfin, quand elle disait tout le monde, ça concernait plus particulièrement Kevin. Même s'il était vrai que ce qu'elle pensait était tout particulièrement horrible, ça aurait été néanmoins beaucoup plus facile pour lui. Oh ça. Kevin et Meredith, il y a deux ans, c'était le couple modèle, sans histoire et envié de tous. Chacun rêvait d'une harmonie aussi parfaite pour eux-mêmes. Kevin, c'était le nouveau footballeur marrant, qui vivait au jour le jour et était apprécié par tout le monde. La plupart des filles lui couraient après, mais il n'avait d'yeux que pour Meredith, sa discrète et adorable petite amie. Au tout début, quand ils avaient commencés à se fréquenter, tout semblait si facile. En début d'année, ils s'étaient retrouvés assis côte à côte lors des cours d'architecture, et tout avait commencé par une blague de Kevin à laquelle Meredith avait répondu par un grand éclat de rire. Autant dire qu'ils avaient été remarqué tout de suite. Au début, ils parlaient beaucoup, de tout et de rien, puis Kevin avait commencé à l'inviter à sortir. Au début, Meredith n'avait pas été très sûre de l'attitude à adopter, mais bien vite, elle s'était faite à l'idée qu'elle appréciait beaucoup le jeune homme, et qu'elle se sentait bien avec lui. Tout s'était ensuite enchaîné rapidement par la suite, et jamais encore, elle ne s'était sentie aussi vivante et épanouie qu'à cette période de sa vie. La jeune femme déballa un peu tout ce qu'elle avait sur le cœur, et même si cela n'avait pas l'air d'enchanter Kevin, elle se devait de le faire. Le silence qui s'était installé entre eux était pour le moins embarrassant, et tout ce qu'elle trouva pour y mettre fin, ce fut de lui rendre la bague. Maintenant, elle allait devoir apprendre à vivre sans. Ca allait lui faire tout drôle au début, mais à la longue, elle s'y ferait certainement. Maintenant, tout allait être différent entre elle et Kevin. Plus jamais ils n'auraient cette complicité d'antan, et il fallait encore moins compter sur cette relation si merveilleuse qui avait été la leur. Bien. Maintenant qu'elle avait dit tout ce qu'elle avait à dire, elle pouvait partir. Dès à présent, ça ne tenait plus qu'à lui et à sa capacité de pardonner, même s'il était clair que tout ça... C'était du passé désormais. Kevin avait certainement des choses à dire, mais cette fois encore, les bruits de pas en dehors des toilettes vinrent les déranger dans ce qui serait certainement leur dernier moment uniquement à deux. Oui forcément, avec tous leurs cris, ils avaient du ameuter tout le bâtiment. Il était d'ailleurs étonnant qu'ils ne soient pas arrivés plus tôt, mais maintenant, Kevin et Meredith risquaient d'avoir des ennuis s'ils étaient découverts ici. Enfin, surtout Kevin, parce qu'à moins que la grosse femme de l'administration ne vienne accuser Meredith d'être Wonder Woman ou Super-Girl, elle ne serait pas mêlée à l'histoire des trois garçons inconscients devant les bureaux. Peut-être même qu'elle serait prise pour une malheureuse victime qui avait été enlevée contre son grès par ce forcené qu'était monsieur Evans. Ce fut d'ailleurs lui l'entraîna à l'intérieur d'une cabine de toilette et qui l'aida à monter sur la cuvette pour qu'on ne voit plus leurs pieds par en dessous. Comme si ça ne suffisait pas, l'espace dans lequel ils se trouvaient était particulièrement confiné, ce qui n'arrangeait pas leurs affaires. Non pas que ça soit déplaisant de se retrouver comme ça, collée tout contre lui, mais, les circonstances n'étaient pas réellement très favorables à ce genre de pensées. Elle s'appuyait tant bien que mal contre la cabine de toilette, essayant de garder son équilibre. Elle sursauta légèrement et retint un hoquet de surprise quand la porte des toilettes s'ouvrit à la volée. Elle entendit les pas avancer dans les toilettes, et retint son souffle un instant. Alors que la jeune femme priait pour que l'intrus ne les trouve pas, elle croisa le regard de Kevin. Elle resta un moment à fixer ses yeux verts, et ouvrit légèrement la bouche, comme pour dire quelque chose, n'importe quoi. Seulement... Seulement, qu'est-ce qu'elle pouvait bien dire ? Qu'elle était désolée et qu'elle regrettait ? Déjà fait, et ça n'avait pas réellement été concluant. Même après toutes ces années, elle pouvait encore lire à travers lui comme dans un livre ouvert. Souffrance, colère, haine, désespoir... Tout ça à la fois. Lui, en regardant dans ses yeux, il pouvait y voir presque la même chose, à quelques détails prêts. Culpabilité, honte, et douleur. Elle ne savait plus ou elle en était. Il était clair qu'elle tenait toujours à lui, et qu'elle ne supportait tout simplement pas de voir ce qu'elle lui avait fait. Pendant qu'ils se regardaient dans le blanc des yeux, l'agent de sécurité, ou peu importe qui il soit , ouvrait une à une les portes des cabines. Intérieurement, elle priait de toutes ses forces pour que quelque chose l'empêche d'atteindre la cabine où ils se trouvaient, un peu comme dans ce film d'animation, Monstres & Co. quand le lézard cherchait la grosse bête poilue et neunoeil vert qui cachaient cette petite fille. Oui bon, c'était un peu moyen comme référence, mais bon... En fait, pour une référence un peu plus précise, ça lui faisait penser à cette fois où Kevin l'avait emmenée faire une virée nocturne dans un bâtiment du campus. Ils avaient été poursuivis par les agents de sécurité, avant de se retrouver dans une situation presque similaire. Sauf que la dernière fois, ils étaient tous les deux pliés de rire, et avaient du mal à rester silencieux. A un moment, Meredith avait même cru qu'il allait exploser. Le meilleur moyen qu'elle avait trouvé pour ne pas faire de bruit, ça avait été de l'embrasser. Plutôt efficace comme solution, il fallait bien l'avouer. Mais bon, ici, ça n'avait rien à voir. A part ce face à face gênant, ils n'y avait plus rien. La porte de la cabine d'à côté s'ouvrit dans un grand fracas, et Meredith ferma les yeux. D'ici quelques secondes ça serait le tour de l'endroit où ils étaient. Quand elle entendit les pas approcher, et qu'elle vit la porte s'ouvrir doucement, elle eut un réflexe pour le moins stupide. Elle embrassa Kevin. Pourquoi avait-elle fait ça ? Elle même ne s'expliquait pas ce geste. Désespoir ? Envie de sauver les apparences quand à leur présence en ces lieux ? Elle ne savait pas vraiment comme Kevin allait réagir, mais l'importun sembla gêné sur le moment et s'éloigna en leur demandant bien gentiment de sortir. Peut-être allait il les laisser tranquille, après tout il cherchait des personnes en train de s'engueuler, pas un couple dans une cabine de toilettes. Alors Meredith s'éloigna de Kevin en murmurant un 'désolée' du bout des lèvres. Tout ce qu'elle espérait maintenant, c'était que l'agent ne les laisse en paix, même si elle en doutait fortement.
|
|  | |
Nombre de messages: 8208 Age IRL: 18 Crédit: ID : dodixe ; Av : sukali&ti ; Signa : spngif
 | Sujet: Re: Is it too late to apologize ? Ven 8 Avr - 16:24 | |
| Vous vous êtes déjà posé la question de savoir combien sa faisait un cabinet de toilettes ? Et pas celles pour handicapés, attention, les minuscules ! ? Non ? Et bah moi non plus ! Mais en tout cas, c'est pas très grand. Surtout quand en plus il faut tenir à deux sur la lunette des toilettes pour pas qu'on se fasse voir en dessous. En fait, Kevin avait déjà vu un film d'horreur où la fille se fait couper les chevilles par l'espace entre la fin de la porte du cabinet et le sol, et ça l'avait un peu traumatisé, mais ça, fallait pas le dire. Quoi qu'il en soit, il était sur la lunette, contre Meredith, une main contre la bouche de la jeune femme pour lui faire signe de ne pas parler. Bien qu'elle n'était pas idiote, elle devait bien avoir compris que ce n'était pas le moment de crier. Les agents de sécurités commençaient à faire le tour des cabinets, les ouvrant un à un. La respiration de Kevin s'accélérait, il fixait Meredith. Il avait enlevé sa main maintenant, et il la regardait dans le blanc des yeux, l'air grave. Kevin savait bien que s'il se faisait prendre s'était sans doute la fin de sa carrière de footballeur américain. Déjà qu'il était sur le fil mais là, encore pire. Il sentait son coeur battre à tout rompre dans sa poitrine, cogner comme un malade sur sa cage thoracique. Mais le problème, c'est que ça n'avait rien à voir avec le fait qu'il allait bientôt se faire prendre pour avoir tabassé comme un fou des gros durs d'ivrogne. Non. C'était pour tout autre chose, comme la présence de Meredith Tellers, là, tout près de lui. C'était trop d'un coup, il avait toujours cherché à garder une distance de sécurité avec elle depuis qu'ils s'étaient retrouvés et désormais ils étaient collés l'un l'autre.. Trop.. Trop.. Trop proche. Il la voyait de trop près. Elle et son magnifique visage, elle et sa magnifique petite personne. Non, c'était trop. BAM, encore une porte qui s'ouvrait à la volée. Celle juste à côté de là où se trouvait Mer et Kevin. La respiration de Kevin se fit de plus en plus rapide. Et enfin, les pas se rapprochèrent. C'est là que Kevin Evans vécu la scène comme au ralentis. La porte qui s'ouvre et Meredith qui, d'un seul coup, l'embrasse. Ca faisait trop longtemps qu'il n'avait pas ressentit cette sensation. Sa peau, son parfum, sa façon d'embrasser.. Tout ce que Kevin connaissait par coeur autrefois lui semblait tellement loin. Il ne se fit pas prier, il ne fut pas totalement choqué, non, ça lui sembla naturel et même normal de répondre à ce baiser en lui rendant avec tendresse, comme cela avait toujours été entre eux. Tendre, doux, gentil, mignon. Ils avaient été le couple le plus envié, enfin quasiment on va dire. Ils étaient toujours ensemble, s'entendaient à merveilles, et tout le monde était persuadé qu'ils se mariraient, feraient plein de beaux enfants etc. D'ailleurs lorsque Kevin avait annoncé leur mariage, ça n'avait pratiquement pas étonné les gens, c'était plutôt lorsqu'on avait apprit que Meredith était partit que ça avait choqué les esprits. Kevin sans Meredith, au départ, ça avait juste été impensable. Et puis, les choses avaient changés... Kevin n'entendait pas les agents de sécurité, il embrassait Meredith, comme un couple se retrouvant après des mois de séparation. C'était beau, romantique même. Seulement voilà. L'esprit de Kevin dérivait petit à petit, pour arriver au moment rupture, à son état après Meredith. A ses soirées à crier, pleurer, supplier qu'elle revienne. Ses nuits à blinder sa messagerie, casser toutes ses affaires. Ses soirées on ne peut plus folle à boire pour oublier, se droguer encore et encore, vomir partout, tomber dans les pommes voire faire un coma éthylique (et oui !) finir avec n'importe qui (c'était d'ailleurs de là que Kevin avait commencé à fréquenter des hommes), faire de l'humour noir, ne plus croire en l'amour, ne faire que l'amour et se tirer au petit matin... Il pensa à tout ça, à sa souffrance, à ce que sa vie aurait pu devenir et ce qu'elle était devenue et à la différence énorme qu'il y avait entre les deux. Et d'un coup. Il stoppa leur baiser passionné. Kevin se recula, regarda Meredith, les larmes aux yeux. Comme il l'avait dit, c'était trop tard, il était trop loin maintenant. Trop loin d'elle, trop loin du type qu'il avait été. Sans faire attention il desserra sa main et lacha la chaine avec la bague de fiancailles qui vint s'écraser par terre. Et là ce fut comme si on avait rallumé le son. Les paroles des agents de sécurités parvinrent enfin aux oreilles de Kevin, sous le choc. « MAIS VOUS M'ECOUTEZ OUI OU NON ? Descendez de là ! Qu'est ce que vous fichez ? C'est vous qui avez fichu un boxon pas possible à l'administration ? » Comme deux de tension, Kevin tourna la tête vers les agents de sécurité, qui les regardaient, l'air vraiment sur les nerfs. Kevin savait bien que de toute façon, lorsque la grosse dinde de l'administration allait les décrire et donner leur nom, ils se feraient prendre mais là, il voulait un peu de répit. Avec tout ce qu'ila vait apprit aujourd'hui il n'était pas de taille à supporter quelque chose de plus. Il fallait attendre demain. Aujourd'hui, c'était véritablement trop. Kevin avait l'air perdu, il regarda un moment les agents de sécurité avant de prendre la main de Meredith et de descendre avant de la faire descendre à son tour de la lunette des toilettes. Il s'éclaircit alors la gorge et bafouilla : « Non c'est.. pas.. c'est pas nous.. On s'excuse.. Salut. » Sans plus attendre Kevin prit Meredith par la main et s'éloigna. Il ne savait pas si tout ceci allait marcher, jusqu'où ils pourraient aller avant que les agents de sécurité ne les rattrapent, qu'on découvre qu'en réalité, si, c'était eux. Mais il voulait partir. Dès qu'il fut sortit des toilettes, il lâcha la main de Meredith, marcha plus lentement, tangua un peu, se passa une main sur la tête. Trop de sentiments se bousculaient en lui pour qu'il ne comprenne ne serait-ce qu'une seule chose à la situation. Il traversa donc le couloir, sans un mot, sans un regard pour Meredith, bifurqua sur le gauche dès qu'il le pu et s'adossa contre un mur. Sans savoir si Mer l'avait suivit, attendu ou lui avait parlé. Pour résumé tout ceci : Kevin ne comprenait pas grand chose. ---------------------------------
 I'M A LOSER BABY SO WHY DON'T YOU KILL ME ? « Regarde-moi dans les yeux et dis-moi que tu ne veux plus jamais de moi. Dis-moi que m'embrasser ne te manquera plus jamais. Dis-moi que tu seras heureux si je retrouve quelqu'un d'autre. Dis-moi que tu pourras être heureux sans moi. » « J’me remettrais pas avec toi Dana. »
|
|
|  | |
 | Sujet: Re: Is it too late to apologize ? Dim 10 Avr - 11:13 | |
| Quand Meredith était partie deux ans plus tôt, elle avait fait en sorte que tout soit le plus rapide possible, et n'avait pas regardé derrière elle. De toute manière, elle savait pertinemment que si elle avait eu le malheur de se retourner ne serait-ce qu'une fois, elle serait probablement retournée vers Kevin. Et dans son esprit, tout aurait été bien plus compliqué à ce moment là. Au début, ça avait été difficile d'être éloignée de lui, c'est peut-être d'ailleurs ce qui avait été le plus insupportable ces deux dernières années. Oh, elle ne pouvait pas dire qu'elle avait été seule, ses parents ainsi que son frère ayant toujours été présents à ces côtés, mais... La seule personne qui aurait pu la faire sourire et lui faire oublier son état de santé, même pendant cette période, devait penser qu'elle était partie avec quelqu'un d'autre, ou... Elle préférait ne pas s'imaginer les scénarios qu'il avait envisagé. Tout ce qu'elle savait à présent, c'était qu'il lui avait manqué plus que tout autre chose, et qu'elle aurait malgré tout donné très cher pour l'avoir à ses côtés. Seulement voilà, elle avait joué la carte de la lâcheté, en essayant de se persuader que ça serait mieux pour tout le monde, qu'elle aille lentement agoniser loin de celui qu'elle aimait. Aujourd'hui, elle se rendait compte de l'erreur commise, mais, comme il l'avait dit précédemment, c'était trop tard désormais. Et elle le savait. Elle eut plus ou moins le temps de cogiter à une multitude de choses dans cette cabine, à tout ce que la vie lui avait offert, avant de vouloir tout reprendre, pour finalement faire marche arrière, et venir accorder une seconde chance à Meredith Tellers. Ah quelle saloperie. Jouer ainsi avec le bien être de certaines personnes, c'était vraiment moche. A le fixer comme ça dans les yeux, la jeune femme s'était remémoré tous ces instants passés avec lui, tous ces mois de pur bonheur, les quelques coups durs qu'ils avaient pu avoir également. Mais ce qui était le plus flagrant ici, ça restait toute cette douleur qu'elle pouvait voir en lui. Tout ça, par son unique faute. Quelle genre de personne était-elle pour avoir transformé de la sorte un homme aussi merveilleux que Kevin ? Oh non. Elle ne méritait pas son pardon, et encore moins son affection. C'est principalement pour cette raison que Meredith fut surprise qu'il réponde à son baiser de cette manière. L'espace d'un instant, c'était comme... Comme si ils ne s'étaient jamais quittés, et que rien de ce qui venait de se passer n'était réellement arrivé. Elle avait l'impression de retrouver le Kevin qu'elle avait toujours connu, celui qui lui disait qu'il l'aimait, celui qui était là avec elle quand ça allait mal. Pas cette ombre, ou ce fantôme auquel elle avait parlé quelques minutes plus tôt. Tous les soucis, les maux et les peines... C'était comme si plus rien de tout ça n'existait. Comment est-ce qu'elle avait pu oublier tout ça ? Ce bien être qu'elle avait toujours ressenti en sa présence, cette douceur si particulière qui était la sienne... Tellement concentrée sur ce baiser un peu imprévu, elle n'entendait même pas les agents de sécurité les appeler. Ce ne fut que quand Kevin rompit leur échange que la dure réalité sembla refaire surface. Et elle vit à ce moment là, dans les yeux du jeune homme quelques larmes perler. La bouche encore entre-ouverte, Meredith semblait respirer avec difficulté. Pas très sûre de ce qu'elle venait de faire, elle se mordit la lèvre inférieure, tout en s'insultant intérieurement. Elle avait comme le pressentiment que ça allait être encore pire maintenant. Au moment de descendre de la cuvette, Meredith posa le pied sur quelque chose, en le relevant, elle vit sa chaine et la bague par terre. Kevin sortit de la cabine avant elle, et elle profita de l'espace gagné pour ramasser l'objet. Mieux valait ne pas le laisser là, sans quoi, il risquait fort de disparaître. Visiblement, les agents ne savait pas vraiment qui est-ce qu'ils étaient en train de rechercher, et ce fut sans grande conviction que l'un d'entre eux leur demanda s'ils étaient responsables des dégâts causés à l'administration. Mer' n'était pas sûre qu'ils aient gobés le bobard servi par Kevin, mais, d'un côté, c'était mieux. Elle leur adressa un sourire forcé, et se laissa entraîner par le jeune homme au dehors. A peine sortis des toilettes, il lui lâcha la main, et continua dans le couloir, tout en ne marchant pas très droit il fallait l'avouer. Mais en même temps, il n'était pas à blâmer, tout ça... Tout ce qu'elle lui avait dit... Ca devait être plus que dur à entendre en une seule fois. Reprenant un peu ses esprits, la jeune femme marcha un peu en retrait derrière lui, plus pour s'assurer qu'il allait bien qu'autre chose. A peine quelques mètres plus loin, il tourna sur sa gauche, et s'adossa au mur, l'air complètement paumé. Meredith s'arrêta également. Cette fois, elle lui dirait au revoir avant de sortir de sa vie. Avec une grande inspiration, elle s'approcha et lui tendit la chaîne qu'il avait laissé tombé dans les toilettes. Elle attendit là sans bouger, jusqu'à ce qu'il ne la prenne enfin. « J'ai t'ai même pas remercié pour tout à l'heure avec ces trois gorilles. Je t'en dois une on dirait bien. » commença-t-elle avec un semblant de sourire. « J'irai parler à l'administration pour ce qui s'est passé. A cause de moi... Tu risques d'avoir des problèmes sinon... Et puis, je t'ai assez causé de soucis comme ça... » Et ce n'était qu'un euphémisme encore. « Tu sais que si tu as besoin de quoi que ce soit, je... Je suis là. Même si je doute que tu aies encore envie d'avoir affaire à moi. Et... Je te promets que t'auras plus à t'inquiéter de quoi que ce soit me concernant, je ne viendrai plus interférer dans ta vie. » Ca risquait d'être difficile étant donné qu'ils étaient dans la même promotion et tout ça, mais elle venait de lui promettre, alors maintenant, il était peut-être temps pour elle de respecter ses engagements vis à vis de lui. « Tu ferais mieux de ne pas trop traîner, ils vont finir par te mettre la main dessus sinon. » termina la jeune femme, avant de lui adresser un dernier sourire pour le moins crispé. Après quoi, elle fit demi tour, pour partir d'ici, le plus vite possible. Au fur et à mesure qu'elle avançait, elle sentait les larmes lui monter aux yeux. Au passage, elle recroisa les agents de sécurité, ainsi que la grosse femme aux yeux de crapaud de l'administration. Elle baissa la tête et accéléra le pas, tout en essuyant les quelques larmes qui avaient commencés à couler, pour enfin arriver dehors. Journée de retour à GT pour le moins mémorable...
|
|  | | | | Is it too late to apologize ? | |
|
| Page 1 sur 1 |
| | Permission de ce forum: | Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
| |
| |
| |